Le climat est un paramètre qui va redessiner les paysages et les systèmes alimentaires. Nous avons, malheureusement, très peu de prises sur lui. Il faudra donc augmenter ou restaurer la capacité des agro-écosystèmes à "encaisser" des écarts climatiques importants sur une courte période - sécheresses, températures extrêmes, ouragans, inondations, etc. - et à naviguer par temps incertains. S’il y a un exercice d’implémentation des principes de résilience à ne pas manquer, c’est bien celui-là. Suite de l'article paru dans Valériane n°107…
Deuxième partie
Des campagnes dans un climat instable
Aujourd’hui, la grande majorité de la production de nourriture - 80 % - provient de la culture des céréales annuelles, des graines oléagineuses et des légumes (1). Mais les impacts environnementaux des cultures annuelles sont désastreux : érosion des sols, pollution des eaux par l’utilisation de fertilisants et de pesticides (2), grande consommation d’énergie et libération d’importantes quantités de gaz à effet de serre (3). Il serait donc intéressant d’utiliser bien plus de plantes vivaces qui ne nécessitent pas qu’on intervienne si lourdement tous les ans.
Le Bovaer® fait partie de ces nouveaux additifs destinés à diminuer les émissions de méthane des vaches. En 2025, le Danemark l'a rendu obligatoire pour les élevages laitiers de plus de 50 têtes. Peu après, sont apparus des problèmes sanitaires sur les vaches. Comment le Bovaer® fonctionne-t-il? Quels sont les risques associés à cet additif? Comment se positionner face à ces innovations technologiques?
Le scandale des PFAS a mis notre eau du robinet au centre des débats. C'est aujourd'hui toute la gamme des produits chimiques disséminés dans l'environnement apr notre mode de vie qui pollue les eaux souterraines et de surface: pesticides ou nitrates, médicaments, produits d'hygiène, biocides (anti-moustiques, anti-tiques, antipuces, rodenticides,...), etc. Sans compter, bien sûr, les rejets industriels.
Lecture de Station Eleven d’Emily St. John Mandel
“Si le monde était clair, l’art ne serait pas”, a écrit Albert Camus. Cette rubrique se propose de parcourir des œuvres de fiction dans le but d’éclairer quelques grands enjeux de notre époque : engagements écologiques, perspectives d’effondrement, idéaux de transitions à opérer. Pour cette fois : Station Eleven, d’Emily St. John Mandel, qui met en scène une troupe d’artistes itinérante dans un monde effondré. On y saisit l’occasion de s’interroger sur la place et l’importance de la culture et de l’art dans nos sociétés et dans nos vies. Pourrions-nous faire sans ? Comment expliquer que nous puissions les ressentir à la fois comme inutiles et indispensables ?
Le "monde d’après", beaucoup en rêvent. Un monde plus juste, respectueux des écosystèmes, moins compétitif, relocalisé, démocratique, soutenable… Une utopie, quoi ! Nous sommes habitués à penser qu’il est essentiel de visualiser un autre monde pour qu’il nous attire à lui comme un aimant. Ici, on proposera l’inverse. Autrement dit, partir du monde présent, questionner sa paralysie, s’interroger non pas sur une destination fantasmée mais sur le premier pas à faire, sur la condition de toute avancée collective.