Notre époque a placé la croissance au cœur de son modèle de développement et n’est pas loin d’avoir érigé la productivité en objectif en soi. Entre pays ou secteurs d’activités, on se compare sans cesse et on se jauge à l’aune de la capacité de pousser la croissance et le produit intérieur brut (PIB). Un PIB en augmentation est généralement analysé comme signe de bonne santé, et donc comme indice d’évolution positive pour les citoyens. La croissance est "la" recette miracle de notre temps et le PIB notre instrument de mesure fétiche…
Lisa et Théo s'aiment, c'est indéniable. Elle fait une thèse sur l'Union européenne. Lui a perdu son emploi, il passe ses journées sur Internet à se préparer à l'effondrement, peut-être pour se consoler de ne pas être devenu musicien. Elle n'en peut plus, elle veut qu'il se reprenne en mains. Mais il n'y a pas que ça. entre eux, un désaccord grandit, presque insurmontable, qui concerne leur avenir dans une planète détériorée.
Le 25 avril dernier, Nature & Progrès organisait, à Bruxelles, un colloque intitulé "OGM et Pesticides : une bombe à retardement ?" avec, en point d’orgue, l’intervention du Professeur Gilles-Eric Séralini. Nature & Progrès va publier, dans les prochains numéros de Valériane, les interventions des principaux intervenants de ce colloque. Premier orateur de la journée, Frédéric Jacquemart, président d'Inf'OGM …
Frédéric Jacquemart intervient sur le thème de l'"Evaluation sanitaire des OGM : état des lieux et prospectives". Les OGM - malgré les efforts des organisations qui s’y opposent - sont toujours volontairement limités à leurs aspects techniques alors qu'ils soulèvent essentiellement des questions d’ordre social, éthique et culturel. Mais peut-on au moins espérer que leurs impacts soient évalués avec un minimum de rigueur scientifique ? Quant aux publications académiques, jouissent-elles des mêmes échos selon qu’elles concluent en faveur ou en défaveur des thèses de l'industrie ?
Le 11 mars 2011, la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi - ne pas confondre avec Fukushima Dai-ni qui n'a été que faiblement endommagée - fut causée par un séisme d'une magnitude 9 sur l'échelle de Richter et par le tsunami qui a suivi. Deux ans après, alors que les médias n'ont, semble-t-il, plus rien à ajouter à leur sujet, le désastre et l'angoisse restent entiers au Japon. Le point, en compagnie de Christian Steffens, ingénieur industriel, consultant indépendant en énergétique, électricité et électronique, et spécialiste des questions nucléaires...
Le 11 mars 2011, la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi fut causée par un séisme d'une magnitude 9 sur l'échelle de Richter et par le tsunami qui a suivi. Deux ans après, nous nous efforçons de faire le point, en compagnie de Christian Steffens, ingénieur industriel, consultant indépendant en énergétique, électricité et électronique, et spécialiste des questions nucléaires... Un premier article - paru dans Valériane n°102 - a décrit la situation sur place ainsi que la nature des innombrables isotopes radioactifs disséminés, suite à la catastrophe, tout autour de la centrale.