Eclairage

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Chapeau de l'article

"Maman? Tu te souviens de l'abattage des marronniers à Couvin?": en visite auprès de sa vieille mère en maison de retraite, le narrateur se souvient d'un événement qui, une vingtaine d'années plus tôt, a créé quelques remous dans l'exercice de son mandat politique. Le foyer de résistance le plus farouche n'est cependant pas celui auquel on peut s'attendre.

Auteur
Guillaume LOHEST
Numéro de revue
166
Page
56
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Titre de l'article
Chapeau de l'article

Ces dernières années ont été marquées par la contestation du réchauffement climatique. S’inspirant de la stratégie des fabricants de tabac, les climato-sceptiques ont réussi à faire douter de la gravité, sinon de la réalité, des bouleversements en marche. Grâce à l’éclairage minutieux d’historiens des sciences, on sait dorénavant comment ils s’y sont pris. Et comment beaucoup de victimes sont, hélas, tombées dans le piège…

Auteur
Philippe Lamotte
Numéro de revue
99
Page
49
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Chapeau de l'article

C'est le nouvel an chez les Janssens, dans un beau quartier namurois. Comme chaque année, on s'apprête à se quereller gentiment sur les petites habitudes écolos de Julien, le fils aîné, sur les blagues à répétition de Bernard, le père. Les enfants font trop de bruit, comme toujours selon les adultes et le repas est délicieux. Mais cette année, on accueille un petit  nouveau dans la famille: Antoine, le nouveau compagnon de Laetitia, qui prononcera la phrase de trop... C'est lui que raconte cette histoire

Auteur
Guillaume LOHEST
Numéro de revue
165
Page
56
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Chapeau de l'article

L’attrait pour le jardinage aujourd’hui n’est pas anodin. S’il concerne souvent une volonté de se réapproprier une alimentation biologique et locale, il ne se réduit pas à cette dimension utilitaire. Le jardin nourrit, mais encore : il rassemble, fait rêver, épanouit, guérit, mobilise. On le voit en ville comme à la campagne. Il est l’ami de l’économe et du poète, du militant et du solitaire, du survivaliste, du pédagogue et du designer. C’est tout cela que cette rubrique se propose d’explorer.
Quatrième volet : les bienfaits du jardin sur la santé.

Je vous fais une confidence : l’idée de consacrer tout un article aux vertus thérapeutiques du jardinage m’est venue de… Louis De Funès ! J’avais vu passer, sur les réseaux sociaux, cette vidéo virale où l’on voit l’acteur le plus surexcité de l’histoire du cinéma français, très calme, en train de vanter les vertus du jardinage biologique. Dans la foulée, j’en avais vu une autre dans laquelle De Funès, à côté d’un camélia, racontait combien le jardinage l’apaisait. “Pour moi qui suis un nerveux, ça m’amène tout cela, du calme, de la patience, de la sérénité.” Que demander de plus ? Je suis prêt à croire Louis De Funès sur parole. D’autant qu’il n’est pas le seul à témoigner des effets relaxants de l’activité au jardin. Nombreux êtes-vous d’ailleurs, probablement, à les avoir déjà expérimentés par vous-mêmes.
Mais à titre personnel, je confesse que je suis une exception à la règle. Le jardinage ne m’apaise pas vraiment. Il aurait même plutôt tendance à m’irriter. Parce que ce n’est jamais fini. Il y a toujours davantage à faire, des herbes ont repoussé par-ci, les tomates ont besoin d’eau par-là, le compost devrait être retourné, et mille autres joyeusetés alors que j’ai encore deux articles à terminer, qu’un enfant pleure au loin dans la maison et que je vais certainement manquer l’arrivée de l’étape du jour - disons que ceci a lieu pendant le Tour de France. Le moment que je préfère est donc plutôt celui où, l’ouvrage derrière moi, vient l’heure de m’installer dans le hamac et de prendre l’apéro - puisque, hélas, l’étape est bien terminée. Cette année-ci d’ailleurs, je vous l’avoue, la question a été réglée plus radicalement : je ne jardine pas, et cette décision m’apaise. Toutefois, puisque Louis De Funès me contredit, je me dois de mener une enquête digne de ce nom et de chercher d’autres sources et témoignages à l’appui de ce comique. Mais vous l’aurez compris, je ne pars pas convaincu. J’aime le jardin, ah ça oui, mais quant au jardinage… Il va me falloir écrire à rebrousse-poil de mon vécu.

Auteur
Guillaume Lohest
Numéro de revue
133
Page
26
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Chapeau de l'article

L’attrait pour le jardinage aujourd’hui n’est pas anodin. S’il concerne souvent une volonté de se réapproprier une alimentation biologique et locale, il ne se réduit pas à cette dimension utilitaire. Le jardin nourrit, mais encore : il rassemble, fait rêver, épanouit, guérit, mobilise. On le voit en ville comme à la campagne. Il est l’ami de l’économe et du poète, du militant et du solitaire, du survivaliste, du pédagogue et du designer. C’est tout cela que cette rubrique se propose d’explorer.
Cinquième et dernier volet : les dimensions politiques du jardinage.

Interviewé en marge du salon de l’agriculture en 2015, le ministre français Bruno Le Maire a déclaré : “Jardiner, ça permet d'oublier la politique et oublier la politique, de temps en temps, cela fait beaucoup de bien”. Deux ans et demi plus tard, au JT de France 2, on pouvait entendre Pierre Rabhi rappeler ce qu’il affirme depuis longtemps : “Pour moi, cultiver son jardin, c’est un acte politique et c’est un acte de légitime résistance à des systèmes qui confisquent toute possibilité au citoyen de survivre par lui-même, pour le rendre entièrement dépendant.” On peut difficilement imaginer deux visions plus éloignées du jardinage. Pour autant, l’une est-elle fausse et l’autre vraie ? Peut-être le malentendu ne vient-il pas du sens qu’on donne au jardinage, mais de celui qu’on donne au mot "politique".

Commençons par là. La politique que Bruno Le Maire veut oublier quand il jardine, c’est évidemment l’arène politique dans laquelle il joue, c’est-à-dire l’ensemble des institutions et des pratiques qui ont trait à la pratique du pouvoir dans une démocratie représentative : les partis, les assemblées, les administrations, les élections, etc. Tandis que Pierre Rabhi fait, lui, référence à ce qui est politique dans un sens plus large : ce qui relève du débat sur ce qu’il est juste de faire à partir du moment où d’autres humains que soi-même sont concernés. En ce sens, les deux peuvent avoir raison. Mais on imagine mal nos députés se mettre au semis et au binage dans les enceintes des parlements, ou alors juste à des fins de marketing. C’est donc évidemment cette seconde signification du politique qui nous intéresse. À quel niveau cultiver son lopin de terre peut-il avoir un impact politique ?

Auteur
Guillaume Lohest
Numéro de revue
134
Page
22