L’écobioconstruction est une démarche de construction ou de rénovation respectueuse de l’environnement et de la santé humaine. Pour encourager la participation des particuliers à la réflexion sur ce sujet, Nature & Progrès a mis sur pied une commission constituée de bénévoles ayant tous en commun la fibre de la construction écologique, ainsi qu’une bonne connaissance pratique ou une expérience d’auto-construction.
Ce groupe des particuliers se propose à présent d’échanger ses expériences avec les autres membres de notre association, certain que de riches expériences sont capitalisées ça et là, par des anonymes. Ce qui suit est donc le premier article d’une rubrique que le groupe compte alimenter via la contribution de ses membres et celle des lecteurs de Valériane. Nous lançons un appel à tous ceux et celles parmi vous à qui cet article inspirerait une envie de contribution sur le même thème ou sur un autre sujet, afin d’alimenter un véritable creuset des bonnes pratiques en écobioconstruction.
Un pas décisif vers plus d’économie d’énergie
Ce 18 avril 2007, le Parlement wallon a adopté un projet de Décret-cadre modifiant le Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine, en vue de promouvoir la performance énergétique des bâtiments (PEB), conformément à la directive européenne. Petit aperçu des avancées concrètes…
Alors que la Région Wallonne a modifié son arsenal législatif afin de reconnaître l’habitat léger (1), nous vous invitons, pour en savoir plus, à rencontrer Vincent Wattiez, animateur au CCBW (Centre Culturel du Brabant Wallon) - www.ccbw.be -, du RBDL (Réseau Brabançon pour le Droit au Logement) - www.rbdl.be -, du membre du collectif HaLé ! et simple habitant du désormais légendaire quartier auto-construit de la Baraque, à Louvain-la Neuve...
Le Code wallon du logement et de l’habitat durable - dont l’article 1er définissait le logement - devient le Code wallon de l’habitation durable - dans lequel l’article 1er définit l’habitation : d’un côté, on y considère le logement, de l’autre, l’habitation légère. Cette définition est le fruit d’une étude juridique sur l’habitat léger, financée par la ministre du logement et celui de l’aménagement du territoire. Le RBDL, Habitat & Participation, le Rassemblement Wallon pour le Droit à l’Habitat, le Centre de Médiation des Gens du Voyage et des Roms, le collectif HaLé ! et de simples habitant.e.s, tous ont piloté cette étude et une partie du groupe continue le travail, notamment en ce qui concerne la définition des critères minimaux de salubrité. L’habitat léger est une question de plus en plus discutée, chez Nature & Progrès également ; elle connaîtra un nouveau temps fort avec la conférence que donnera Vincent Wattiez sur l’histoire de ce nouveau décret, ainsi qu’avec l’atelier du collectif HaLé !, lors du prochain salon Valériane.
Environnement et bien-être n’ont guère la cote dans l’Hexagone lorsqu’il s’agit de construire des bâtiments publics. Et même si la France a depuis longtemps pris conscience de ses errements en la matière, responsables politiques et architectes en sont toujours à vouloir édifier des « chefs-d’œuvre » frigides et des machines disciplinaires à peine ornées de quelques cosmétiques. Mais les temps changent même au royaume de Descartes. En voici un exemple.
Existe-t-il un meilleur moyen de chauffage que le soleil ? Mais quel est son "système" pour nous chauffer aussi bien ? Pourquoi un mur exposé au soleil est-il plus chaud que l’air aux alentours ? Ne serait-ce pas à cause de ce principe appelé "rayonnement" ? L'adage "arrêtons de chauffer l'air, chauffons plutôt les gens" prend ici tout son sens, et le poêle de masse figure parmi les plus belles applications de ce principe.