Le présent article avait été réalisé dans le cadre du dossier de Valériane n°83, intitulé "Rénover le bâti existant !". Pierre et Nathalie Challe ne nous en voudront pas d'avoir légèrement retardé sa publication. Lors de notre visite de leur jolie maison d'Acoz, près de Charleroi, nous avions pu constater combien les auto-constructeurs rénovateurs peuvent être des gens créatifs et ingénieux…
De nos jours, il paraît impossible de concevoir le confort sans électricité. Mais l’électricité est pourtant la première source de nuisance à laquelle l’homme peut être soumis dans sa propre maison ! Les rayonnements électriques et magnétiques alternatifs de très basses fréquences 50 Hz, dégagés par les câbles électriques et les appareils, peuvent avoir des effets nuisibles importants sur la qualité de notre vie. De telles situations sont d’autant plus regrettables que les solutions à apporter sont simples.
Le samedi 3 décembre 2016, à l’initiative de la Locale Nature & Progrès de Philippeville, une cinquantaine de personnes se sont réunies autour de la problématique de l’habitat alternatif. De nombreux témoignages ont d'abord permis d’appréhender le quotidien de ceux qui ont choisi ce type de logements, leurs joies et leurs difficultés. Différents experts ont ensuite attiré l’attention de l’assemblée sur les impératifs légaux et environnementaux liés à la thématique. Une journée riche en expériences et aux conclusions prometteuses…
En Wallonie, entre dix et quinze mille personnes ont fait le choix de vivre en "habitat léger". Ce concept rassemble de multiples réalités de terrain, du chalet à la yourte en passant par la caravane. Ils sont majoritairement réunis dans les parcs résidentiels, campings et domaines de Wallonie et l’on parle alors d’"habitat permanent", puisqu’il s’agit d’équipements à vocation touristique qui sont utilisés comme résidences principales. Pour d’autres, on fait mention d’"habitat alternatif" car il s’agit de nouveaux types de logements, perçus comme originaux : yourte, tinny house, tipi… Les occupants sont souvent des jeunes qui ont opté pour un mode de vie à l’écart de la tendance actuelle et plus en harmonie avec la nature. D’une manière générale, ces différents types d’habitations sont encore considérés comme illégaux. Depuis 2002, le Plan d’action pluriannuel relatif à l’habitat permanent dans les équipements touristiques - le Plan HP - a pour mission de permettre le relogement, en habitats conventionnels, de ces citoyens d’un autre genre… Mais en ont-ils réellement la volonté ?
Aujourd’hui, de nombreux jeunes, dont des couples avec enfants, font le choix délibéré de ce mode de vie. Les raisons qui poussent à s’installer en habitat léger sont multiples. Il s’agit, premièrement, d’une opportunité financière ; face au coût exorbitant d’une maison, à la difficulté d’obtenir un prêt hypothécaire et à l’engagement sur le long terme que la démarche représente… Mais l'intérêt environnemental semble aussi évident lorsque l’habitat alternatif se veut le porte-étendard de l’écobioconstruction. Il s’agit dans ce cas de logements à très faible consommation énergétique, érigés en matériaux renouvelables, écologiques, biodégradables ou recyclés. Enfin, il y a le choix d'un autre rythme de vie. L’habitat alternatif, moins coûteux, permet de s’accorder du temps pour des activités non lucratives. Réduction du temps de travail, investissement personnel dans des activités sociales, reconnexion avec la nature toute proche, liberté de prendre le temps de s’écouter et de s’impliquer dans ce qui permet l'épanouissement…
Ils rêvaient d’une maison en bois, écologique bien sûr, et qui ne jure pas à côté des belles voisines en pierre du pays… Comment un tel projet pouvait-il se concrétiser ? En quoi la nouvelle maison allait-elle répondre aux critères de l’éco-bioconstruction, chère à Nature & Progrès ? Il y avait bien longtemps que Valériane ne vous avait plus parlé d’une maison de particuliers. A l’approche de notre journée d’étude du 23 novembre – voir notre Petite Gazette – voici donc un exemple parmi d’autres, mais qui servira utilement notre réflexion…
Chacun d'entre nous a certainement déjà été confronté à l'inconfort d'une climatisation "classique", aspirant alors à une fraîcheur "naturelle", "confortable" qui a été oubliée dans la construction contemporaine. Et pourtant, des solutions existent, des bâtiments de prestige introduisent la nature dans les espaces tampons et redécouvrent un art de vivre bien nécessaire.