Je vous propose à présent de partir à la découverte des bestioles qui grouillent dans votre jardin et qui, elles adorent que vous y laissiez pousser toutes sortes d'aventices, sans trop les embêter, parce que toute cette "biodiversité" représente, pour elles, abri et nourriture. Alors pensez aussi à vos amis, les animaux...
Nos "mauvaise herbes" se sont développées avec les différentes plantes cultivées. Ces dernières, des espèces sauvages, ont été sélectionnées par l'homme pour leurs qualités nutritionnelles, pour leur facilité de culture ou pour leur plasticité génétique qui a permis d'en créer d'innombrables variétés, parfois très dissemblables. Une quinzaine de régions du globe ont été identifiées pour être leur berceau. En voici une brève présentation...
La transition d'une économie vivrière fondée sur la chasse, la pêche et la cueillette, à une économie de production, basée sur la culture et l'élevage, où l'homme intervient de plus en plus largement dans les cycles naturels, n'a pas été sans conséquence: la modification radicale de notre relation avec les plantes, depuis l'avènement de l'agriculture, a modifié l'ensemble de la vie de l'homme, pour le meilleur et pour le pire...
Les plantes qui poussent toutes seules dans les jardins et les champs sont combattues depuis les débuts de l'agriculture, voici douze mille ans, mais le végétal s'est globalement trouvé dévalorisé depuis le Moyen-âge. Et sa technologie moderne a donné à l'homme les moyens de s'en débarrasser d'une manière radicale...
Au cours de mes voyages à travers la planète, je me suis rendu compte que nos conceptions occidentales concernant les plantes jugées indésirables n'étaient pas toujours partagées. Par ailleurs, l'étude des transformations induites par la culture sur les plantes spontanées m'a montré que nos bons légumes potagers différaient fondamentalement des végétaux que la nature elle-même fait pousser. Et cela m'a permis d remettre en place quelques idées préconçues...