Nous avons un peu peur ! Eh oui, chers lecteurs, nous avons un peu peur que vous imaginiez Nature & Progrès déjà bien au chaud dans ses nouveaux locaux… Les illustrations de synthèse qui illustrent l’article paru dans le dernier numéro de Valériane, sous le titre « Nature & Progrès se reloge », sont si réalistes qu’elles pourraient laisser croire que tout est déjà fini… Or tout commence à peine et nous aurons évidemment à cœur de vous narrer l’aventure dans le détail.
Dans de précédents numéros de votre revue Valériane, le groupe des particuliers bénévoles réuni par Nature & Progrès vous a livré son témoignage sur le bois dans la construction et sur l’auto-construction. Toujours dans le but de partager les expériences, deux membres de ce groupe nous parlent à présent de leurs choix en matière de système de chauffage…
Nous avions mis au point, à cet effet, un petit questionnaire qui devait servir de fil rouge. Chacun l’a utilisé selon sa propre personnalité : Daniel, avec rigueur, y a répondu de manière claire et succincte ; Julie a été quelque peu plus prolixe… Quant à Roland, en bon enfant de mai 68, il l’a utilisé… pour mieux s’en débarrasser et nous livrer une synthèse de son crû. Ainsi nos auto-constructeurs sont-ils faits, tantôt intuitifs et tantôt méthodiques, mais toujours débordants de curiosité et de talent…
Dans le numéro 76 de Valériane, des membres du groupe des particuliers bénévoles réuni par Nature & Progrès vous ont livré leurs témoignages quant à leur prise de conscience écologique… Nous poursuivons l’aventure avec trois nouveaux « vécus ». Et si Jean-Marc et Christian répondent précisément au petit questionnaire qui doit servir de fil rouge, Edmond quant à lui a préféré livrer un petit texte de son crû…
Bref rappel de notre questionaire :
Y a-t-il eu un élément déclencheur à votre prise de conscience écologique ? Quelle a été l’histoire de cette prise de conscience ?
Cette prise de conscience a-t-elle transformé, d’une manière générale, votre mode de vie ? Vos comportements de consommateur ont-ils évolué ? Précisez.
En quoi votre réflexion et vos comportements spécifiques de constructeur ont-ils changé ?
Cette prise de conscience écologique a-t-elle modifié significativement votre « vision du monde » ? A-t-elle transformé le type de rapports que vous souhaitez entretenir avec vos contemporains, la place que vous ambitionnez d’occuper dans la société ?
Sur quoi faut-il, à votre avis, attirer principalement l’attention d’un nouveau candidat bâtisseur (ou transformateur) ?
Sur base de votre expérience, quelle revendication faut-il aujourd’hui porter prioritairement auprès des pouvoirs politiques ? Décrivez, expliquez.
Extrait inédit de : Hervé Caps, La terre… du sol au plafond. Autoconstruction et autorénovation, Éditions Nature & Progrès, à paraître en septembre 2014.
La terre est un matériau local, simple, sain et efficace. Les "recettes" et autres méthodes données dans cet ouvrage sont essentiellement issues du vécu personnel de l’auteur et de l’expérience acquise au long de la préparation et de la réalisation de sa maison. Briques, enduits, peintures, pisé, torchis… la terre peut rendre de très nombreux services aux autoconstructeurs. Pour réduire les coûts, mais surtout pour se réapproprier son habitat et tâter de la terre… Bref, yapluka, çavolekou, allési !
Des murs joliment colorés, respirants, sains, écologiques et bons marchés : c'est le Graal à portée de taloche… Le rôle d'une peinture peut être décoratif mais également protecteur. Outre le liant, l'argile et l'ajout d'additifs permet de modifier les caractéristiques de la peinture afin d'augmenter la résistance de la surface à l'abrasion ou aux projections d'eau. Entre autre, vous verrez apparaître de la colle de farine dans les recettes, qui contient uniquement de la farine et de l'eau. Aussi, elle est évidemment biodégradable… et putrescible. Il conviendra donc d'utiliser rapidement vos peintures préparées. Si vous avez vraiment trop de matière mais que vous voulez vous assurer de retrouver exactement la même teinte par la suite, la congélation peut être une solution.
Vous trouverez deux recettes de base pour des peintures à l'argile. Ces peintures s'appliquent sur un mur enduit à l'argile, à la chaux et éventuellement sur du bois - pas de retour personnel sur l'utilisation de ces peintures sur des plaques de type Fermacell®. Il s'agit de recettes éprouvées mais qui ne demandent qu'à être modifiées ; n'hésitez surtout pas à expérimenter, à vous réapproprier cette matière afin de la modeler selon vos goûts. Dans tous les cas, gardez pour seule ligne de conduite que ces peintures doivent être, comme tout matériau sain à base de terre, solubles dans l'eau et donc réversibles. L'ajout de ciment, par exemple, est donc à éviter.