Les journaux nous annoncent qu’en 2100 les centenaires courront les rues ! Cinquante pour cent de filles nées en 2002 vivront plus de cent ans. L’avenir est aux centenaires… 1154 en 2002, 2000 en 2010 et 8300 en 2050. Les centenaires sont déjà trop nombreux à Anvers car leur cadeau pour le siècle est passé de 250 € à 130€…
Obtenues par distillation, les huiles essentielles constituent la quintessence de la plante, son « âme » en quelque sorte ! Leurs nombreuses vertus et leur efficacité remarquable, en font de véritables trésors pour la santé mais aussi la beauté.
Au cours des XIXe et XXe siècles, la recherche biomédicale a découvert le rôle joué par plusieurs substances minérales dans le maintien et le rétablissement de la santé. Depuis quelques mois, nos boîtes aux lettres reçoivent de toutes parts des publicités mettant sur le pavois un nouveau venu : le silicium. Que faut-il en penser ?
L'homme peut-il "apprivoiser" les microbes ? Sans doute serait-il alors bien inspiré de mieux connaître la nature qui l'entoure plutôt que de s'abandonner à diverses formes de violence qui l’exposeront toujours plus à leurs méfaits contre lesquels il ne saura plus résister, faute d’agents microbicides adéquats et faute d’immunisation efficace. Car le facteur humain n'est assurément pas négligeable en ce qui concerne la propagation des agents infectieux…
Les facteurs humains doivent être pris en compte parmi les facteurs qui peuvent favoriser l'agent infectieux. J’ai fait mention, dans l’article précédent, de la température, du pH, de l'exposition aux rayons ultra-violets (UV) solaires, du taux d'oxygène, de la teneur en certains nutriments, de l’acquisition de gènes codant pour certaines propriétés, etc.
Le réchauffement climatique dont l’homme est responsable pourrait, par exemple, permettre à des microbes d'être plus présents et infectieux plus haut en altitude, plus près des pôles nord et sud ou, plus fréquemment, dans les eaux douces, estuariennes ou salines. La radioactivité ambiante, l'augmentation des UV induite par le trou de la couche d'ozone, la dispersion de biocides et d'antibiotiques dans l'environnement, ou encore l'exposition à l'ozone troposphérique pourraient être de nouveaux facteurs de mutation et donc d'apparition de souches plus agressives ou plus résistantes. De même, de nombreux agents mutagènes dispersés par l'homme dans l'environnement - des radionucléides, certains métaux lourds et divers produits chimiques - pourraient favoriser l'apparition de souches pathogènes.
La flore bactérienne d’un individu adulte peut comprendre jusqu’à 1014 - cent mille milliards - de cellules bactériennes. L’ensemble des bactéries non pathogènes est une entité vitale pour notre organisme, au point qu'on le considère parfois comme un organe à part entière. C’est le cas de la flore intestinale appelée microbiote intestinal.
Le microbiote intestinal peut contenir jusqu’à mille espèces de micro-organismes différentes - dont quatre cents espèces de bactéries - qui contribuent au bon fonctionnement du système digestif, permettent la synthèse de vitamines et améliorent l'immunité. Cette flore est spécifique de chaque individu ; on peut le démontrer en comparant la flore dans l’intestin de faux jumeaux, dizygotiques, où elle diffère, à celle de jumeaux vrais, monozygotiques, où elle est identique. Elle évolue au cours de la vie. Elle vit en harmonie mais cet équilibre n’est pas le même à tous les âges et peut être renversé suite au stress, au vieillissement, aux mauvaises habitudes alimentaires et à l’usage d’antibiotiques. Elle participe à la résistance contre la colonisation de l'intestin par des pathogènes. Elle contribue à la détoxification et elle stimule la motilité intestinale.
Parmi les microbes intestinaux, il y a occasionnellement des archéobactéries méthanogènes. Ces Archaea jouent un rôle écologique majeur dans des environnements anaérobies où ils suppriment les excès d'hydrogène et de produits issus de fermentation par d'autres formes de respiration anaérobie. Ces micro-organismes produisent du méthane, qui est un puissant gaz à effet de serre. Leur fréquence chez l’homme peut être diminuée par l’ingestion de lactobacilles. Diverses bactéries colonisent la panse des herbivores et y permettent la digestion de la cellulose par ces animaux. Il en est qui colonisent aussi le jabot du Hoazin, oiseau folivore. Ces bactéries permettent la digestion de la cellulose des feuilles, de la même manière que dans le rumen des ruminants. La flore microbienne fournit l’énergie à l’hôte sous forme d’acides gras volatils qui sont absorbés moyennant la présence de calcium. Les microbes du rumen des ruminants comprennent, en plus des bactéries, des protozoaires et des mycètes. Comme les protozoaires se nourrissent des bactéries, si celles-ci ne se portent pas bien, les protozoaires ne se portent pas bien non plus.