Nous vous en parlions, il y a cinq ans déjà - dans les pages de Valériane n°116 - : il existe une alternative écologique à la crémation des corps et au pourrissement des cadavres en cimetières. Cette alternative s'appelle "humusation" car elle s'inspire de ce que fait la nature, dans les couches superficielles du sol, où circulent en permanence l'air et l'eau. En fait, c'est ce que nous appelons le compostage qui, en l'occurrence, doit être adapté, normalisé pour convenir à la gravité, à la solennité des funérailles. Ce travail est actuellement réalisé par la Fondation "Métamorphose pour mourir… puis donner la vie !" - www.humusation.org
Les forêts s'enflamment, les profondeurs marines déclinent, les poubelles débordent de nourritures encore comestibles, les poissons et les crustacés s'ébouillantent, la grêle et la neige tombent en juillet, des populations entières sont privées d'eau et de nourritures, des récoltes sont détruites, la biodiversité est remplacée par des zones de déchets nucléaires et des agriculteurs et agricultrices tombent malades...
Le médicament le plus vendu au monde est un réducteur de cholestérol. La firme qui le produit est le numéro un des entreprises pharmaceutiques les plus rentables ; elle fait 9,1 milliards de dollars de bénéfices ! Le numéro deux est un autre réducteur de cholestérol qui a réalisé 7,2 milliards de dollars de bénéfices ! Les actionnaires voient quasiment doubler leur portefeuille tous les deux ans. Le budget publicitaire de ces firmes atteint près de 35 % de leur chiffre de ventes…
Depuis de nombreuses années, nous sommes inondés d’informations négatives sur le lait et ses dérivés, et parallèlement la publicité pour les produits à base de soja explose. « Supprimez le lait, consommez du soja » : ce double message est si bien passé qu’aujourd’hui, il est devenu presque « scientifiquement incorrect » de défendre les vertus du lait et d’émettre des doutes sur celles du soja…
La recherche du progrès par la systématisation, par la rationalisation nous a progressivement détachés de la Terre-Mère. Mais ce qui est flagrant en termes d'agriculture - nous ne savons plus ce qui compose notre assiette - l'est également pour d'autres jalons primordiaux de nos existences. Ainsi en va-t-il de la naissance où l'obsession du moindre risque et de la moindre souffrance génère une déshumanisation croissante. Sans nier ce que peut aujourd'hui apporter la médecine, la maison de naissance se pose en tissu vivant, très respectueux de la mère, du père, de l'enfant, mais aussi de la sage-femme et de l'ensemble des acteurs de ce moment sans pareil…