Plantes source de vie

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1. Le sapin (Abies alba) et l'épicéa (Picea abies)

Une confusion fréquente

Il est habituel de confondre ces deux grands Conifères, pourtant bien différents. Le sapin est moins fréquent que l'épicéa et pousse en mélange avec d'autres arbres, souvent avec le hêtre. L'épicéa, qui à l'état naturel pousse plus haut en montagne, est cultivé un peu partout sous forme de forêts sombres où il règne de façon exclusive.

2. Le serpolet (Thymus serpyllum)

Un cousin du thym cultivé

Dans les talus secs, sur les rochers ou au bord des chemins rampe, le serpolet au feuillage odorant. Ses petites feuilles arrondies forment des touffes le long des grêles rameaux ligneux, que couronnent de jolis bouquets de fleurs roses. Le serpolet est un proche parent du thym, sous-arbrisseau méditerranéen dont le feuillage gris dégage un arôme voluptueux.

3. Le tussilage (Tussilago farfara)

« Le fils avant le père »

À peine la neige a-t-elle fondu que pointent les jolies fleurs jaune d'or du tussilage, portée chacune par un pédoncule écailleux de couleur rougeâtre. Ce n'est que plus tard, une fois qu'elles ont fané, qu'apparaissent les larges feuilles, bordées de quelques dents espacées. Leur face supérieure est verte, lisse et caoutchouteuse, tandis que l'inférieure est couverte d'un duvet cotonneux blanchâtre. La floraison précoce du tussilage l'avait fait nommer par les anciens botanistes « filius ante patrem ». Il affectionne les bords des chemins et les talus argileux.

4. La primevère (Primula spp.)

Un joli trio

En fait, il n'y a pas une, mais des primevères. Dans les prés et les lisières, fleurissent dès le premier printemps - ce que signifie prima vera en Italien - les élégantes fleurs jaunes de la primevère officinale (Primula officinalis) et de la primevère élevée (Primula elatior), qui forment un bouquet au sommet d'une longue hampe florale. Celles de la primevère vulgaire (Primula vulgaris) semblent sortir directement du centre de la rosette de feuilles gaufrées caractéristiques de ces espèces.

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Les plantes, source de vie

Vingt-huitième chapitre de cette rubrique qui nous familiarise avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier - notamment en cuisine - celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?

1. Le souchet (Cyperus esculentus)
Une plante des lieux humides

Les souchets - dont il existe une trentaine d’espèces en Europe - aiment à vivre les pieds dans l’eau. Ces cousines des Graminées forment elles aussi des touffes de taille variable, mais elles s’en distinguent par leurs tiges de section triangulaire - ronde chez les Graminées et chez les joncs qui, eux aussi affectionnent l’humidité. Cette caractéristique s’observe facilement en faisant rouler la tige entre les doigts.

2. La santoline (Santolina chamaecyparissus)
Odorante méditerranéenne…

La santoline se rencontre fréquemment dans la région méditerranéenne, généralement non loin du littoral. Elle se présente sous forme d’un petit buisson de quelques dizaines de centimètres de hauteur dont les tiges, densément groupées, portent d’étroites feuilles grises, finement découpées en trois dimensions. Lorsqu’on froisse ces dernières, elles dégagent une odeur aromatique puissante.

3. Le gaillet vrai (Galium verum)
Pour cailler le lait

Le nom de "gaillet" (en latin galium) dérive du grec gala, lait, car on utilisait jadis la plante pour faire cailler le lait. Le gaillet vrai est d’ailleurs surnommé "caille-lait". Elle communique au lait une légère teinte jaune et une saveur particulière. Le lait "prend" plus ou moins vite selon la température ambiante, mais les essais ne sont pas toujours concluants... On utilise parfois encore le caille-lait dans ce but en Italie et en Bosnie.

4. L’alisier blanc (Sorbus aria)
Un arbre des montagnes…

L' alisier blanc ou "allouchier" est commun dans les forêts, en particulier en moyenne montagne. Ses feuilles, vertes en dessus, sont d'un splendide blanc argenté en dessous et le moindre coup de vent qui les retourne transforme comme par enchantement la couleur du paysage.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
104
Page
34
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Les plantes, source de vie

Vingt-huitième chapitre de cette rubrique qui nous familiarise avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier - notamment en cuisine - celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?

1. La soude (Suaeda maritima)
Une halophyte typique

Un certain nombre de plantes se sont adaptées à la vie dans les vases des estuaires ou sur les "prés salés" régulièrement recouverts par les marées. Il leur faut résister au chlorure de sodium qui, en perturbant l’équilibre osmotique des cellules, fait rapidement périr toute végétal normalement constitué. Ces plantes héroïques qui parviennent à coloniser des milieux improbables sont nommées "halophytes", du grec hals, halos, sel, et phyton, plante.

2. La valériane (Valeriana officinalis)
Pour les humains et pour les chats

En latin, valeo signifie "être en bonne santé". La valériane est donc la plante, par excellence, qui apporte la santé à l’organisme. Ce n’est pas faux car ses racines, à l'odeur caractéristique de violette et d’urine de chat, sont antispasmodiques, sédatives et stomachiques. La valériane est un très bon rééquilibrant du système nerveux et ses effets pourraient certainement s’avérer utiles à la majorité de nos contemporains. Pour bénéficier au mieux de ses vertus, il est préférable d'utiliser la plante fraîche. Les racines sont particulièrement attractives pour les félins qu’elles excitent singulièrement.

3. Le romarin (Rosmarinus officinalis)
Né sur les bords de la Méditerranée

Son nom provient de ros qui désignait le sumac, un arbrisseau méditerranéen aux fruits acidulés, et marinus, marin, car le romarin pousse souvent à proximité du littoral. Commun dans tous les pays bordant la grande mer intérieure, il est souvent cultivé comme plante condimentaire et pour former des haies en dehors de son aire d’origine - mais il aime les climats doux.

4. L’arbousier (Arbutus unedo)
Feuilles vertes, fleurs blanches, fruits rouges

L'arbousier est un arbrisseau de quelques mètres de hauteur, rarement un arbre pouvant atteindre environ huit mètres. On le reconnaît aisément à son tronc couvert d'une écorce lisse, d'un brun rougeâtre, et à ses feuilles persistantes, épaisses, d'un vert vif, qui ne sont pas sans rappeler celles du laurier. Les fleurs blanches évoquent celles du muguet par leur forme en grelot. Elles donnent, de la fin de l'automne à l'hiver, des fruits globuleux verts, puis orange, et rouge vif lorsqu'ils sont parfaitement mûrs. Leur surface est couverte de petits tubercules pyramidaux. Les trois couleurs évoquent le drapeau italien et l’arbousier fut choisi comme symbole lors de la création du pays en 1861.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
105
Page
34
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1. La stellaire (Stellaria media)

Le mouron des oiseaux

Cette plante aux noms multiples couvre le sol des endroits frais d'un épais tapis vert. Elle affectionne les lisières des bois, le couvert des épicéas isolés, le pied des murs, et les jardins. C'est en effet une « mauvaise herbe » des plus communes. Son nom populaire, qui vient de ce que les oiseaux aiment ses innombrables graines, risque toutefois de la faire confondre avec le mouron rouge (Anagallis arvensis), faiblement toxique.

2. Le tamier (Tamus communis)

Une liane tropicale dans nos bois

Une curieuse plante retient parfois l'attention des promeneurs qui parcourent les bois frais. Il s'agit d'une plante grimpante aux larges feuilles luisantes en forme de cœur qui, plus tard, se flétrira sur son support, se parant alors de grosses billes d'un rouge vif. C'est le tamier, une relique de la flore particulière qui couvrait nos régions à l'ère tertiaire, avant que les glaciations ne l'éliminent presque entièrement. Le tamier appartient à la même famille que les ignames tropicales, les Dioscoréacées.

3. Le tilleul (Tilia cordata)

Dans les bois et les parcs

Le tilleul est un arbre fréquent, tant à l'état sauvage dans nos rares forêts naturelles que planté pour ombrager les parcs et les allées. Il se reconnait aisément à ses feuilles en forme de cœur et à sa floraison parfumée qui attire les abeilles au début de l'été. Deux espèces sont natives dans nos régions, le tilleul à petites feuilles et le tilleul à larges feuilles. C'est l'hybride obtenu par croisement des deux espèces que l'on cultive le plus fréquemment.

4. La véronique (Veronica beccabunga)

Une plante aquatique

La véronique beccabunga - de l'Allemand Bachbunge - aime pousser les pieds dans l'eau des ruisseaux aux eaux claires ou dans les lieux constamment humides. Elle se reconnaît facilement à ses tiges cylindriques, dressées, rougeâtres, qui portent des feuilles opposées, charnues, légèrement dentées, et de jolies petites fleurs bleu tendre à quatre pétales.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
90
Page
34
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Chapeau de l'article

Les plantes, source de vie

Vingt-septième chapitre de cette rubrique qui entend nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?

1. Le trèfle (Trifolium pratense)
Un habitué des prairies
Comme son nom l’indique, le trèfle des prés abonde dans les prairies, où s’observent facilement ses petites feuilles à trois folioles d’un vert terne marquées d’un large chevron blanchâtre. Ses petites fleurs à la forme caractéristique - comme de micro-fleurs de haricot - sont groupées en têtes serrées. Leur couleur pourpre fait aussi nommer la plante "trèfle rouge".

2. L’armoise (Artemisia vulgaris)
Au bord des chemins…
Tout le monde a déjà rencontré l’armoise qui dresse, au bord des chemins, ses grandes tiges aux feuilles découpées, vert foncé dessus et blanches en dessous, que terminent en fin d’été de grandes inflorescences composées de minuscules capitules verdâtres : on la remarque forcément du fait de sa taille, mais sans s’y arrêter, car elle n’a pas de grandes fleurs colorées ou rien qui puisse véritablement arrêter le regard.

3. La mûre (Rubus fruticosus)
Le fruit de la ronce
À proprement parler, la mûre est le fruit du mûrier (Morus alba), introduit d’Asie orientale pour nourrir les vers à soie. Mais la ressemblance est telle avec le fruit de la ronce, si courante dans les haies et les lisières des bois, que ce nom est avant tout appliqué à ce dernier. Il s’agit, dans les deux cas, de fruits composés de nombreuses petites drupes soudées les unes aux autres.

4. L’arolle (Pinus cembra)
Un arbre des hautes montagnes
L’arolle est un pin qui possède la particularité de présenter cinq aiguilles dans chaque faisceau au lieu des deux feuilles des autres pins de nos régions. De ce fait, ses aiguilles sont très fines. Il pousse tout au sommet de l’étage alpin dans les plus hautes montagnes de l’Europe.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
103
Page
34