Opus 5 de la rubrique de notre ami François Couplan, qui vous est désormais très familière… François connaît à la perfection ces plantes sauvages que vous nommez encore parfois « mauvaises herbes ». Mais pourquoi ne pas apprendre, en sa compagnie, à mieux les connaître et à mieux les apprécier ? Surtout dans nos assiettes !
Vingt-sixième chapitre de cette rubrique qui entend nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?
La clématite (Clematis vitalba) Une liane dans nos forêts…
L’oxalis (Oxalis acetosella) De nombreuses cousines…
Le brocoli sauvage (Cardaria draba) Un cousin du chou et de la moutarde
Le noisetier (Corylus avellana) Un arbrisseau bien connu
Les plantes, source de vie
Trente-huit ! Trente-huit fois que notre ami François Couplan a déjà entrepris de nous familiariser à ces plantes sauvages qu'il connaît à la perfection ! Apprenons donc à mieux connaître celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes"…
1. Conopode
(Conopodium majus)
Une plante toute en finesse
Le conopode, ou "génottes", est une petite Ombellifère à la tige gracile qui porte quelques feuilles très finement découpées et de petites fleurs blanches réunies en une ombelle délicate.
2. Cranson
(Cochlearia officinalis)
Une petite cuillère
Les feuilles basales du cranson présentent une forme originale : souvent plus larges que longues, elles sont plus ou moins creusées et évoquent un peu une cuillère, d’où le nom scientifique de la plante, du latin cochlea, cuillère. Les fleurs, à quatre pétales en croix indiquent sans doute aucun la famille des Brassicacées, ou Crucifères (porte-croix, en latin).
3. Epilobe
(Epilobium angustifolium)
Un laurier qui aime le feu
L’épilobe en épi est parfois nommé "laurier de Saint Antoine", sans doute parce que ses feuilles allongées évoquent celles de l’arbuste méditerranéen - mais c’est bien là leur seul point commun, car cette herbacée n’a rien d’aromatique. Pour les Anglo-Saxons, c’est la fireweed, l’herbe du feu, du fait de sa propension à pousser en abondance après les incendies.
4. Fragon
(Ruscus aculeatus)
Un "petit houx"
Le fragon est également connu sous le nom de "petit houx". En fait, la ressemblance estre ces deux plantes s’arrête aux feuille piquantes - seulement au sommet chez le fragon - et aux fruits d’un rouge vif. Mais le fragon n’atteint jamais la taille du houx et ne risque pas d’être confondu avec cet arbuste.
Parmi les herbes des pâturages subalpins et des prairies nordiques se détache une petite Ombellifère aux feuilles finement découpées, qui porte comme la plupart des plantes de sa famille des bouquets aplatis de fleurs blanches. On dirait un peu une carotte, mais, contrairement à cette dernière, elle n'est pas velue. L'identifier n'est pas difficile lorsqu'elle est en fruits, car ses petits grains allongés, un peu renflés, dégagent au froissement un inimitable parfum d’agrumes que confirme le palais lorsqu'on les croque. C'est le carvi, souvent nommé, approximativement, « cumin des prés ».
Les plantes, source de vie
Vingt-quatrième livraison de cette rubrique qui souhaite mieux nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?
La ficaire (Ranunculus ficaria) Une renoncule printanière
Ranunculus ficaria pour les uns, Ficaria ranunculoides pour les autres, notre plante est en tout cas très proche des renoncules, comme en témoignent ses jolies fleurs jaunes brillantes. Leur aspect luisant est dû à une couche de cellules riches en lipides situées sous l’épiderme des pétales, au nombre de huit et non de cinq comme chez ses proches cousines. Les feuilles arrondies de la ficaire sont assez épaisses, presque charnues et leur couleur d’un beau vert les rend appétissantes.
Le radis ravenelle (Raphanus raphanistrum) Un cousin du radis
Le radis ravenelle est un cousin sauvage du radis cultivé (Raphanus sativus) que l’on rencontre d’ailleurs assez fréquemment dans la nature, échappé des cultures où il est si populaire. Les deux espèces se rencontrent au bord des chemins, dans les friches et les terrains vagues. Elles se différencient facilement par leurs fleurs, jaunes chez la ravenelle, blanches ou roses chez le radis cultivé. Elles sont finement veinées de violet chez les deux espèces.
Le Douglas (Pseudotsuga menziesii) Un Américain de l’Ouest…
Le Douglas pousse à l’état naturel sur la côte du Pacifique, de la Californie à l’Alaska. C’est un grand conifère de belle venue qui, dans son habitat d’origine, peut atteindre, au bout de plusieurs siècles, une centaine de mètres de hauteur. Il est largement planté dans nos régions pour son bois apprécié en menuiserie et en charpente. Il préfère les terrains acides où on le cultive en grandes plantations fort tristes, car pratiquement rien ne pousse sous son épais ombrage.
La campanule raiponce (Campanula rapunculus) Une jolie fleur au bord des chemins…
La campanule raiponce est l’une de ces "clochettes" aux fleurs bleues que l’on rencontre fréquemment, l’été, au bord des chemins. Elle affectionne les lieux secs, surtout calcaires, et se rencontre couramment dans toutes nos régions. On la reconnaît à ses feuilles étroites et allongées - celles de la base sont plus larges - et à ses fleurs dressées, munies de sépales fins comme des aiguilles.