Plantes source de vie

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Le galinsoga (Galinsoga parviflora)
Une "mauvaise herbe" américaine
Le galinsoga est venu d’Amérique du Sud – on ne sait trop comment – mais ce qui est sûr, c’est qu’il se sent parfaitement à l’aise dans nos jardins qu’il colonise abondamment. En effet, tout comme les légumes du potager, il aime les terres remuées, riches et fraîches….

L’épiaire des bois (Stachys silvatica)
Une fausse ortie
Cette cousine de la menthe ressemble plutôt à une ortie avec ses larges feuilles dentées et velues. En revanche, ses fleurs d’un rouge pourpre possèdent les deux lèvres caractéristiques de la famille des Labiées. Elles sont groupées en un long épi dressé qui donne son nom à la plante, qu’il soit commun ou botanique - en grec, stachys signifie "épi".

La camomille (Chamomilla sp.)
Dans les bois et les parcs
Il serait plus juste de parler de camomilles au pluriel car, en fait, de nombreuses espèces portent ce nom. Citons, par exemple, la camomille romaine (Anthemis nobilis), la grande camomille (Tanacetum parthenium), la camomille inodore (Matricaria perforata), etc. Les plus agréables sont certainement la camomille allemande (M. recutica) et la camomille matricaire (M. discoidea).

Le néflier (Mespilus germanica)
Un arbuste asiatique
Malgré l’épithète de son nom botanique, germanica, le néflier ne vient pas d’Allemagne, mais du Moyen-Orient. Jadis largement planté dans les haies ou en lisière de bois, il persiste çà et là à l’état sauvage. On le cultive parfois encore pour ses grandes feuilles, cuivrées à l’automne, et pour ses fruits comestibles, les nèfles.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
91
Page
34
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Les plantes, source de vie
Vingt-cinquième partie de cette rubrique qui entend nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?
1. La gesse sylvestre (Lathyrus sylvestris)
Une jolie légumineuse
La gesse ne peut pas cacher son appartenance à la grande famille des Fabacées, les "légumineuses" d’antan. Sa grande fleur rose se compose d’un étendard dressé, surmontant deux ailes ouvertes autour d’une carène formée de deux pétales soudés. C’est la forme "papilionacée" typique, que l’on retrouver chez le pois, le haricot, la fève et environ dix mille autres espèces différentes à travers le monde !
2. La phytolaque (Phytolacca americana)
Une belle américaine
La phytolaque, également connue sous le nom de "raisin d'Amérique", a été introduite du Nouveau Monde pour ses qualités ornementales. Elle est sans doute plus bizarre que jolie mais on la voit souvent dans les jardins d’où elle s’échappe couramment et envahit parfois les terrains vagues et les bords de chemins.
3. Le robinier (Robinia pseudacacia)
Un faux acacia…
On connaît le robinier sous le nom d’acacia qui est celui qu’on lui avait donné lors de sa découverte en Amérique du Nord, voici plus de quatre cents ans. On l’a depuis dédié aux frères Robin qui l’introduisirent en Europe - au Jardin des Plantes, à Paris - au XVIIe siècle. L’épithète du nom scientifique signifie "faux acacia".
4. La massette (Typha latifolia)
Une plante très verte…
La massette est souvent prise pour un roseau. Elle présente de très longues feuilles vertes, très étroites, mais épaisses, une tige rigide et dressée, verte, que surmonte une masse de minuscules fleurs vertes devenant brunes avec l’âge. Ses feuilles sont formées d’un tissu spongieux qui permet de faire passer l’air dans ses racines afin d’éviter que ces dernières, qui poussent dans l’eau, ne s’asphyxient.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
101
Page
34
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Les plantes, source de vie
Quarante-huitième épisode de cette rubrique qui nous familiarise avec les plantes sauvages ! Il n'est jamais trop tard pour mieux connaître ces sacrées "mauvaises herbes"…
1. Hélichryse (Helichrysum stoechas)
La plante du soleil d’or
Il faut être un peu poète pour nommer cette modeste plante "or du soleil", d’après le grec hêlios, soleil, et chrysos, or. Elle n’a pourtant que de petits capitules jaunes, mais qui possèdent la particularité d’être entourés de feuilles écailleuses réduites - les botanistes parlent de "bractées scarieuses" qui ne flétrissent pas et valent à l’hélichryse son surnom d’"immortelle" - qu’elle partage d’ailleurs avec d’autres plantes…
2. Vesce (Vicia cracca)
Une plante à vrilles
Les vesces sont des légumineuses, cousines des haricots et des petits pois. Elles se caractérisent par leurs feuilles composées de nombreuses folioles à nervures parallèles dont la terminale est transformée en vrille. Ce curieux appendice, préhensile, s’accroche aux plantes voisines et permet à la vesce de se hisser sur la végétation.
3. Passerage de Virginie (Lepidium virginicum)
Une belle américaine
Plusieurs espèces de passerages ont été introduites en Europe en provenance du Proche-Orient, depuis les débuts de l’agriculture sur notre continent, voici plusieurs milliers d’années. La passerage de Virginie ne l’a été qu’après le XVe siècle, puisqu’elle nous vient d’Amérique. D’après les intelligentes conceptions actuelles, les premières seraient donc indigènes, ou plutôt naturalisées, tandis que la dernière serait une exotique potentiellement coupable du crime d’envahissement…
4. Camarine (Empetrum nigrum)
Un petit buisson arctique…
La camarine est une plante ligneuse naine - elle ne dépasse guère vingt centimètres - dont les rameaux sont densément couverts de petites feuilles étroites et allongées, coriaces. De loin, on la prendrait pour de la bruyère. Elle aime le froid et ne se rencontre que dans les hauteurs des Alpes ou en Scandinavie.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
124
Page
34
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1) L’églantier (Rosa canina)
Un rosier sauvage

Dans les haies, les lisières, les buissons, de la plaine à la montagne poussent plusieurs espèces d’églantiers. Toutes ont un petit air de famille avec leurs rameaux souples et couverts d’aiguillons, leurs feuilles divisées en folioles dentées et leurs délicates fleurs aux fragiles pétales blancs, roses ou parfois d'un rouge carmin soutenu.

2) La gentiane (Gentiana lutea)
La reine des alpages

Lorsqu’on parle de gentiane, on pense le plus souvent à ces miniatures d'un bleu intense qui constellent les gazons alpestres. Mais il s'agit ici de la grande gentiane, qui dresse sa tige robuste dans les prés subalpins. Ses larges feuilles opposées sont épaisses, un peu caoutchouteuses et leur couleur verte se teinte de bleu. Au sommet de la hampe se groupent densément les grandes fleurs jaunes aux pétales longs et étroits.

3) Le hêtre (Fagus silvatica)
L'un des plus beaux arbres de nos forêts

Le hêtre ou « fayard » peut atteindre plus de trente mètres de hauteur et forme de magnifiques forêts à l'étage montagnard. Il se reconnaît aisément à son grand tronc gris et lisse. Ses feuilles sont bordées de longs cils lorsqu’elles sont jeunes, puis prennent en devenant adultes une texture rappelant un plastique mince et souple.

4) La mauve (Malva sylvestris)
De belles fleurs au bord des chemins

Il n'est pas rare de rencontrer une grande plante aux feuilles arrondies, portant parfois en leur centre une tache violette. Son feuillage touffu est assez décoratif, mais la mauve ne paie guère de mine jusqu'à ce qu'elle se décide à fleurir au début de l'été. Elle déploie alors des corolles violacées ornées de stries pourpres, entourant une colonne d'étamines fièrement dressées. Plus tard, elles faneront pour donner naissance à de curieux petits fruits ronds.

 

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
85
Page
34
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Plantes, source de vie : dix-neuvième livraison de cette rubrique qui entend nous familiariser davantage avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection. Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux les connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes"...

1. Le diplotaxe (Diplotaxis tenuifolia)
Un cousin de la roquette
Les feuilles du diplotaxe ont la même saveur, piquante et aromatique, que celles de la roquette (Eruca sativa), avec d’agréables notes de graines grillées. On les consomme dans les salades composées, par exemple dans le mesclun. Le diplotaxe est souvent nommé « roquette sauvage ».

2. La laitue vivace (Lactuca perennis)
Une laitue sauvage
Notre plante est vivace, contrairement aux autres laitues rencontrées dans la nature (Lactuca serriola et L. virosa), qui sont annuelles. Autres caractères distinctifs : ses feuilles, d’un vert bleuté, sont lisses et non couvertes d’épines le long de la nervure inférieure, et ses fleurs sont bleues, alors qu’elles sont d’un jaune pâle chez les autres espèces.

3. La fougère aigle (Pteridium aquilinum)
La plus commune de nos fougères
La fougère aigle forme, grâce à sa puissante tige souterraine, de vastes colonies qui, dans les collines du pays basque par exemple, peuvent couvrir plusieurs hectares. Elle affectionne les terrains acides dont sa présence est un indicateur fiable.

4. La menthe (Mentha arvensis)
Il y a menthe et menthe…
De nombreuses espèces de menthes poussent dans nos régions, toujours dans des lieux humides, la menthe aquatique (Mentha aquatica) a carrément les pieds dans l’eau ! La menthe des champs (M. arvensis), fréquente dans les prairies mouillées, est sans doute l’une des plus intéressantes.

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
95
Page
34