1. La pimprenelle (Sanguisorba minor)
Sur les talus ensoleillés
Les prés secs, les bords des chemins se parent souvent des touffes denses de la petite pimprenelle. Chacune de ses feuilles se compose de nombreuses folioles arrondies, dentées et d'un vert mat. Au cours de l'été apparaissent, sortant du centre de la touffe, des tiges grêles portant à leur sommet une boule de petites fleurs vertes et pourpres.
2. Le plantain (Plantago major)
Il aime qu'on le piétine...
Le plantain se plaît dans la terre tassée des chemins car il n'y trouve guère de concurrence. Ses larges feuilles plutôt coriaces forment une rosette caractéristique appliquée sur le sol et supportent sans trop souffrir que les pieds, les sabots ou les roues lui passent dessus.
3. Le sureau (Sambucus spp.)
Le sureau noir, ami de l'homme
Autour des habitations, mais parfois aussi dans les haies ou les décombres, pousse couramment un arbuste à l'écorce granuleuse et aux feuilles opposées, divisées en folioles dentées, qui dégagent lorsqu'on les froisse une odeur peu agréable. C'est le sureau noir (Sambucus nigra) qui - paradoxalement - se couvre au printemps d'une superbe floraison blanche pour donner, à la fin de l'été, une multitude de petits fruits noirs emplis de suc d'un pourpre violacé.
4. La tanaisie (Tanacetum vulgare)
Une bonne odeur au bord des chemins
On rencontre parfois dans les lieux incultes une plante aux larges feuilles joliment découpées, qui dégagent quand on les froisse une forte odeur aromatique et camphrée. Dès le début de l'été, elle lance à l'assaut du ciel ses hautes tiges qui se couronnent bientôt de petits boutons tous ronds, d'un jaune soutenu, eux aussi intensément odorants.
Trente-troisième volet de cette rubrique qui souhaite nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?
1. Le poivre d'eau (Polygonum hydropiper)
Un faux poivre
Notre plante est une renouée, proche cousine de la délicieuse bistorte, de la persicaire aux feuilles de pêcher et de la célèbre renouée du Japon. Le sarrasin est également une de ses parentes, alors que le poivre est une liane tropicale. Les noms populaires sont souvent trompeurs…
2. Le gaillet gratteron (Galium aparine)
Une "mauvaise herbe" collante !
Le gaillet gratteron est une liane aux tiges molles dont les angles sont couverts de petit aiguillons crochus qui se montrent très efficaces pour aider la tige à grimper vers la lumière. Elle recouvre donc la végétation d’un dense foullis de tiges et de feuilles qui bloquent très efficacement le rotor des débroussailleuses : on ne l’aime pas !
3. L’alkékenge (Physalis alkekengi)
L’amour en cage
L’alkékenge est assez peu remarquable avec ses feuilles molles et ses petites fleurs blanchâtres. Mais il éclate de couleur lorsque mûrit son fruit : le calice s’accroît comme une vessie et devient d’un rouge orangé vif, de la couleur de la baie qu’il renferme. L’hiver venu, il n’en reste qu’un réseau de fines nervures entourant une petite boule écarlate, d’où son surnom d’"amour en cage".
4. L’airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea)
Une cousine de la myrtille
Les airelles appartiennent au genre Vaccinium, tout comme la myrtille de nos bois (V. myrtillus) ou celle que l’on cultive et qui vient d’Amérique du Nord (V. corymbosum). Bien d’autres espèces font partie de ce vaste genre, répandu dans les zones froides du monde entier. Selon les cas, les fruits sont rouges ou bleus.
Avant-dernière fois que notre ami François Couplan nous familiarise avec ces plantes sauvages qu'il connaît comme sa poche ! Il est grand temps de mieux connaître celles que nous nommons encore parfois "mauvaises herbes"...
1. Populage
(Caltha palustris)
Une plante du bord des eaux
Le populage forme souvent une bordure dense le long des cours d’eau. Sa floraison printanière est superbe, lorsque ses grosses fleurs jaunes - qui l’ont fait surnommer "souci d’eau" - tranchent sur le vert sombre des larges feuilles dentées...
2. Nombril de Vénus
(Umbilicus rupestris)
Une feuille "ombiliquée"
Une simple observation des feuilles de cette curieuse plante explique son nom : elles sont rondes, avec une dépression au centre, là où s’attache le pétiole sur la face inférieure. L’évocation d’un nombril, umbilicus en latin - qui signifie également "petit cercle" - tombe sous le sens. Est-il aussi beau que celui de Vénus ? Les botanistes utilisent, en tout cas, le terme d’"ombiliqué" pour décrire cette forme de feuille.
3. Scolyme
(Scolymus hispanicus)
Un chardon qui n’en est pas un
Au sens propre du terme, les chardons sont des plantes de la famille des Composées dont les feuilles sont munies d’épines et dont les fleurs sont toutes en forme de tube. Mais le scolyme, lui, a des fleurs en languette, comme le pissenlit : c’est donc un pissenlit épineux plutôt qu’un chardon.
4. Ronce bleue
(Rubus caesius)
De nombreuses ronces
Il y a ronce et ronce, environ septante-cinq espèces dans toute l’Europe. La ronce bleue est une cousine de la ronce arbrisseau (Rubus fruticosus), plus commune, aux gros fruits noirs. Cette ronce m,oins connue, se reconnaît facilement à ses fines tiges souples, à peine épineuses, à ses feuilles à trois folioles seulement et à ses fruits composés de quelques grosses drupes d’un bleu très pâle qui sont recouvertes d’une fine couche cireuse blanches.
Trentième chapitre de cette rubrique qui entend nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?
François Couplan - revue 106 - page 34
1. Le pourpier (Portulaca oleracea)
Une jolie "mauvaise herbe" rampante
Le pourpier est une petite plante annuelle dont les tiges rougeâtres, charnues et succulentes, rampent sur le sol. Elles portent des feuilles épaisses, opposées vers le bas de la plante, alternes plus haut, puis groupées au sommet des rameaux. Elles sont plus larges au sommet qu’à la base. Les fleurs, isolées, possèdent cinq pétales jaunes et s'ouvrent de mai à octobre. Elles sont suivies de fruits sphériques, munis d'un couvercle, qui libèrent à maturité un grand nombre de petites graines rondes, noires et luisantes.
2. Le poireau sauvage (Allium polyanthum)
Un poireau dans les vignes
La plante ressemble à un poireau et, pour certains botanistes, il s’agit d’une sous-espèce sauvage du poireau cultivé. Mais il présente de nombreuses bulbilles souterraines à la base, au dessus des racines, et des feuilles engainantes. On ramasse encore fréquemment le poireau des vignes dans le Midi de la France, mais il faut faire attention car les vignes et les vergers où il pousse en abondance sont, le plus souvent, pollués par les divers traitements chimiques.
3. L’asperge sauvage (Asparagus acutifolius)
Une cousine de l’asperge cultivée
L’asperge à feuilles aiguës est une plante vivace, commune dans les buissons et les haies de la région méditerranéenne. À l’état adulte, elle se présente sous forme de touffes denses de tiges dressées, hérissées de pointes barbelées, et ne paraît guère comestible. Il faut aller chercher au pied de ces enchevêtrements épineux pour récolter les délicates pousses, ou "turions", de couleur sombre qui pointent au tout début du printemps.
4. Le panicaut (Eryngium campestre)
Chardon ou pas chardon ?
Le panicaut champêtre est commun dans les lieux arides, les coteaux secs et les bords des chemins. Ses grandes feuilles, raides et coriaces, sont divisées en lobes d'un vert blanchâtre bordés d'épines robustes. Les tiges dressées, raides et rameuses, portent des capitules ovoïdes ou arrondis de petites fleurs verdâtres entourés de bractées épineuses allongées. Malgré son aspect et son surnom de "chardon-roland", le panicaut est en fait un cousin de la carotte.
Trente-troisième volet de cette rubrique qui souhaite nous familiariser avec ces plantes sauvages que notre ami François Couplan connaît à la perfection ! Pourquoi ne pas apprendre, en effet, à mieux connaître et à mieux apprécier celles que nous nommons encore trop souvent "mauvaises herbes" ?
François Couplan - revue 109 - page 34
1. Le pourpier de mer (Atriplex halimus)
Un faux pourpier
Notre plante est une arroche, proche cousine de l’épinard et des chénopodes. Elle n’a rien à voir avec le pourpier (Portulaca oleracea), plante grasse adventice des jardins, si ce n’est que ses feuilles sont légèrement charnues. Les noms populaires sont souvent trompeurs…
2. Le rocambole (Allium scorodoprasum)
Un ail-poireau rocambolesque
Scorodon est le nom d'un ail chez Hérodote et Aristophane. Prason désignait chez les Grecs le poireau cultivé. Scorodoprason signifie donc "ail-poireau". Quant à "rocambole", il dérive du nom allemand de la plante, composé sans raison bien claire de l'ancien allemand Rocken (ou Roggen), "seigle" et Bolle, "oignon". Le terme français, apparu dans notre langue vers 1680, a donné son nom à un célèbre personnage créé au siècle dernier par Ponson du Terrail.
3. La fraise (Fragaria vesca)
Une fraise ou des fraises ?
Trois espèces différentes se rencontrent à l’état sauvage dans nos régions : la fraise des bois (Fragaria vesca), la fraise verte (F. collina) et la fraise musquée (F. moschata). La fraise cultivée (F. x ananassa) est un hybride créé au XIXe siècle par croisement entre deux espèces américaines, la fraise de Virginie (F. virginiana) et la fraise de Chiloé (F. chiloensis).
4. La framboise (Rubus idaeus)
Des fruits composés…
Les framboises sont formées de nombreux petits fruits collés ensemble. Chacun de ces fruits est une drupe, semblable à une minuscule cerise à la chair extrêmement juteuse.