Secret des survivants

Catégorie de l'article
Chapeau de l'article

Passée l’émotion de la rencontre initiale, de nombreuses questions se pressent au pied d'un arbre ancien : serait-il vraiment "millénaire" ? Si l'arbre lui-même nous révèle certains indices, d'autres sources permettent de les compléter...

Retrouver un arbre remarquable familier représenté dans une gravure ou un tableau ancien est un plaisir rare. Et si les archives locales conservent la trace de nombreuses mentions d'arbres de plaids, comme on l'a vu, déchiffrer ces documents anciens, en particulier ceux remontant au delà du XVIIIe siècle, exige un apprentissage long et patient.
D'autres documents à caractère juridique évoquent souvent quantité d'arbres : les cerclemenages, actes officiels de nature cadastrale consignant l'opération par laquelle le nouveau titulaire d’une seigneurie dénombrait les droits qui s’y rattachaient et parcourait les limites de son domaine afin d’en prendre possession et de prévenir ou trancher tout litige. On s'aperçoit que les arbres fruitiers étaient souvent utilisés pour désigné un point précis sur les limites d'une seigneurie, mais rares sont les fruitiers assez longévifs pour être parvenus vivants jusqu'à nous. Seul le poirier pourrait y prétendre car il peut atteindre trois siècles d'âge.

 

Auteur
Benjamin Stassen
Numéro de revue
114
Page
29
Catégorie de l'article
Titre de l'article
Chapeau de l'article

On connaissait Redu en Ardenne, le Village du Livre. Au cœur du Condroz namurois, la commune d'Ohey a choisi de devenir le Village de l'Arbre. Esquisse d'un beau projet et visite guidée parmi certains des arbres les plus attachants de la commune...

 

Auteur
Benjamin Stassen
Numéro de revue
100
Page
30
Catégorie de l'article
Chapeau de l'article

La Révolution française sonne le glas de l’Ancien Régime. Elle investit aussi certains arbres d’un nouveau statut lié aux valeurs républicaines : les arbres de la Liberté, ancêtres de nos arbres commémoratifs. Après une première conquête "de libération" (1792-1793), les Français sont repoussés de nos contrées par l'armée autrichienne et les arbres de la Liberté plantés dans nos contrées sont abattus par dizaines. Dans le sillage de la seconde conquête française (1794), une nouvelle vague de plantations allait-elle nous léguer des témoins plus nombreux ?

 

Auteur
Benjamin Stassen
Numéro de revue
116
Page
31
Catégorie de l'article
Chapeau de l'article

Porteuse des nouvelles valeurs républicaines, la Révolution française les investit dans les piliers vivants de la nature : les arbres de la Liberté, ancêtres de nos arbres commémoratifs. Après une première conquête éphémère (1792-1793), suivi d'une seconde (1794) plus durable, des arbres de la Liberté ont été plantés, abattus et replantés par dizaines dans nos contrées. D'autres arbres plantés à cette époque témoignent, pour leur part, de l'extraordinaire aura de Bonaparte, du Consulat à l'Empire...

Bon nombre d'arbres de la Liberté plantés par les Français ont été "vandalisés", victimes de l'hostilité croissante de la population à l'égard de l'occupant. L’instauration du régime napoléonien (1799-1814) allait atténuer ces déprédations causées à l'emblème de la République, bientôt promu symbole de l'Empire.

 

Auteur
Benjamin Stassen
Numéro de revue
117
Page
31
Catégorie de l'article
Chapeau de l'article

Dans le sillage d'une première conquête française, éphémère (1792-1793), puis d'une seconde (1794-1799), plus durable, des arbres de la Liberté ont été plantés, abattus et replantés par dizaines dans nos contrées. Symboles des valeurs républicaines, ils ont fini par céder la place aux arbres Napoléon ou arbres Bonaparte, témoins de l'extraordinaire aura du Consul, bientôt Empereur des Français (1799-1814). Ces arbres sont les ancêtres de nos arbres commémoratifs, ceux-là mêmes qui balisent l'avènement, puis les jubilés de notre Indépendance.

De fait, la défaite de Bonaparte à Waterloo (1815) allait signer la fin définitive de l'emprise française sur nos provinces, rattachées aux Pays-Bas de Guillaume Ier d’Orange à la suite du Congrès de Vienne. Le nouveau monarque imposa le néerlandais comme langue officielle, laïcisa l'enseignement au grand dam des Catholiques, et indisposa tout le monde par son autoritarisme. En une quinzaine d'années, Guillaume Ier parvint à faire l'unanimité contre lui : "l’union des oppositions" entre bourgeois catholiques et libéraux...

Auteur
Benjamin Stassen
Numéro de revue
118
Page
31