Témoignage

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Chapitre 5

Rappelez-vous : Franck travaillait dans une banque et Joanna était employée par la Communauté européenne… Ils ont tout arrêté pour aller courir le vaste monde et voir ce qui s’y fait en faveur du développement durable. Nous leur avons proposé de vous raconter tout cela dans Valériane…

Auteur
Franck Marion et Joanna Mastalerek
Numéro de revue
90
Page
32
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Chapitre 6

Quand vous pensez à Cuba, ce qui vous vient en premier à l'esprit, ce sont probablement la salsa, les mojitos et les cigares de La Havane... Ce n’est cependant aucune de ces choses qui nous a décidé à visiter l'île ! Nous sommes venus à Cuba parce que nous avons été profondément impressionnés par les gens et les projets décrits dans le documentaire "Le Pouvoir de la Communauté: Comment Cuba a survécu au Pic Pétrolier" (1). Le film montre de quelle manière les habitants de cette petite île ont répondu à une baisse soudaine de l'approvisionnement en pétrole, après que l'Union Soviétique se soit effondrée et que les États-Unis aient renforcée leur blocus. Au cours de cette "période spéciale", les Cubains ont subi des épreuves terribles : de l’énergie électrique intermittente, des transports proches de l'arrêt, des pièces de rechange indisponibles… Et, sans engrais et sans tracteurs, la production alimentaire a diminué à des niveaux précaires.
Mais, comme on le répète souvent en permaculture, le problème est devenu la solution : Cuba s’est orienté vers l'agriculture biologique, a mis en place de nombreux jardins urbains, a développé davantage d'énergie renouvelable et des transports de masse efficaces. Nous y sommes restés seulement deux semaines, mais l’intensité de ce voyage méritait amplement un article à part entière…

Auteur
Franck Marion et Joanna Mastalerek
Numéro de revue
91
Page
40
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Chapitre 7

La planète Cuba clôtura notre long passage en Amérique Centrale ! Mais ce n’était que pour mieux nous préparer aux grands espaces de l’Amérique du Sud et aux découvertes au Pérou, au Chili et en Argentine… Tout s’accéléra : passant plusieurs fois du bord de mer aux sommets des Andes, principalement en bus, à pied, en taxi, parfois en avion… Le mystique Pérou nous amena sur la route des Incas de Cusco à Machu Picchu – haut lieu énergétique sur la planète – et jusqu'au Lac Titicaca. Il nous a permis de constater que le pays a beaucoup à offrir en termes de durabilité. En témoignent l’entreprise Madre Natura et l’hôtel Los Ninos. Notre curiosité nous amena à passer rapidement par le Chili pour suivre un atelier sur la gestion des changements avec l’école El Manzano, conjointement avec l’Université Gaia. Finalement, l’Argentine nous ouvrit ses bras pour nous aider à comprendre les principes du vin biologique.

Auteur
Franck Marion et Joanna Mastalerek
Numéro de revue
92
Page
42
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Epilogue

Voilà ! L'année sabbatique s'est achevée et beaucoup de kilomètres ont été parcourus. Nos amis ont-ils changé ? Leurs propres valeurs ont-elles évolué ? Leur vision du monde et du développement durable sont-elles toujours les mêmes ? Le vaste monde les a-t-il enthousiasmés, ou amèrement déçus ? L'appellation "développement durable", en tout cas, semble sortie de leur vocabulaire ; le mot "permaculture", par contre, y tient désormais une place centrale. Ecoutons-les parler…

Auteur
Franck Marion et Joanna Mastalerek
Numéro de revue
93
Page
48
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L'affaire avait fait grand bruit, c'est le moins qu'on puisse dire. Souvenez-vous : en octobre 2015, un document du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) - une agence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) -, publié dans la revue médicale The Lancet Oncology, annonçait le classement de la consommation de viande rouge comme «probablement cancérogène pour l’homme» (Groupe 2A) et celle des produits carnés transformés comme «cancérogène pour l’homme» (Groupe 1). Ces conclusions rejoignaient celles de l’INCa (Institut national du cancer) français qui considérait la consommation de viandes rouges et de charcuteries comme un facteur de risque pour le cancer du côlon-rectum. Précisons que le terme de viande rouge vise tous les types de viande issues des tissus musculaires de mammifères, comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre… Quant aux produits carnés transformés - les charcuteries -, il s'agit des viandes transformées par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou par d’autres processus mis en œuvre pour rehausser la saveur ou améliorer la conservation…

L’industrie de la viande riposta évidemment très vivement, prétendant que le CIRC défiait "à la fois le sens commun et des dizaines d’études ne montrant pas de corrélations entre viande et cancer." Précisons encore que l’organisme de recherche indépendant Global Burden Of Diseases Project attribue, chaque année dans le monde, trente-quatre mille décès par cancer à une alimentation riche en viandes transformées, tandis que les régimes riches en viande rouge seraient responsables de cinquante mille décès annuels par cancer. Cela paraîtra évidemment bien peu de choses face au million de décès annuels par cancer, dans le monde, qui sont dus au tabac !

L’étude du CIRC compilait huit cents études concernant le cancer chez l’homme, examinées par vingt-deux experts issus de dix pays différents. De fortes présomptions pèseraient sur le rôle du fer héminique - présent dans le sang que contient la viande - ainsi que, dans le cas des charcuteries, sur celui des nitrites utilisés pendant leur fabrication. Face aux violentes réactions que suscita l'étude du CIRC, l’OMS expliqua que cette étude ne demandait pas aux gens d'arrêter de manger de la viande transformée, indiquant cependant qu'une réduction de la consommation était de nature à réduire le risque de cancer colorectal. Elle précisait aussi que l'état actuel de la recherche ne permet pas de déterminer une quantité saine de consommation de viande.

Chez Nature & Progrès, nous avons aussi cherché à y voir un peu plus clair. Nous avons donc donné la parole, à cet effet, à différents membres de notre Commission "Prévention Santé". Nous sommes également partis à la rencontre d'un agriculteur ardennais spécialisé dans la production de viande bovine, bio bien sûr. Car le choix du consommateur n'est peut-être pas d'arrêter radicalement de manger de la viande, mais plutôt de choisir de mettre dans son assiette - certes, en quantité modérée - une viande de qualité optimale.

Numéro de revue
120