Notre ami Jacques Dupret nous a quittés définitivement dans le courant du mois de septembre – voir notre Petite Gazette. Voici donc l'ultime rubrique qu'il nous a concoctée sur les traitements naturels qui simplifient la vie au jardin biologique. Les deux dernières plantes abordées dans ce cadre seront donc le sureau et la tanaisie…
1. Les sureaux
Le sureau noir, Sambucus nigra, est un arbuste ligneux du genre Sambucus et de la famille des Adoxacées, anciennement Caprifoliacées. L'espèce est répandue en Europe. Le sureau à grappes rouges, Sambucus racemosa, est une sous-espèce européenne et asiatique. En Belgique, il pousse plutôt en Ardennes et particulièrement en altitude. Le sureau hièble, Sambucus ebulus, est une plante herbacée rhizomateuse. Il vit dans les zones les plus froides de l'ouest de l'Europe et est peu présent chez nous… Prenez garde, ses baies sont toxiques !
2. La tanaisie commune
La tanaisie commune, Tanacetum vulgare, parfois dénommée "barbotine" dans certaines régions, est une plante vivace, une herbacée de la famille des Astéracées (Asteraceae). Elle est très commune dans toute l'Europe. La tanaisie annuelle, une espèce voisine, pousse plutôt dans les régions méditerranéennes…
Notre ami Jacques Dupret vous présente sa toute nouvelle série d’articles qui a pour thème les traitements naturels qui simplifient la vie au jardin. Au jardin biologique, cela va sans dire… Voici l'achillée millefeuille, une plante essentielle en culture biodynamique où elle sert à la confection de nombreux « préparats »…
Voici, tout d’abord, quelques indications d’ordre général, avant d’aborder les recettes spécifiques dans les prochains numéros de Valériane. Un avertissement pour commencer : autant en phytothérapie – soins du corps – qu’en préparation de produits de traitements pour le jardin, il est toujours impératif de bien respecter les doses conseillées.
Si les traitements qui vont suivre sont naturels et sans le moindre résidu nocif pour la flore et la faune, dites-vous toutefois que certaines plantes provoquent parfois des effets négatifs car elles peuvent contenir des principes particulièrement actifs ou des propriétés fertilisantes puissantes. Des traitements excessifs sont à éviter ; ils peuvent fragiliser les plantes au lieu de les fortifier.
La capucine, Tropaeolum majus, est originaire du Pérou et des marins hollandais l'on ramenée chez nous à la fin du XVIIe siècle. Elle est, le plus souvent, cultivée dans un but ornemental ; ses variétés naines sont utilisées dans les suspensions ou les jardinières fleuries, et les grimpantes sont plantées au pied de treillages ou de troncs d'arbres. Les Indiens du Pérou connaissaient ses vertus désinfectantes, vulnéraires et expectorantes ; elle aurait également des propriétés antibiotiques dans les cas de bronchite et d'infection des voies respiratoires. En lotion, elle peut être efficace contre la chute des cheveux…
C'est une plante très prolifique qui, parfois, peut devenir exubérante. On consomme ses feuilles mélangées dans les salades ; ses boutons floraux et ses fleurs décorent les plats de crudités et les fruits jeunes sont confits au vinaigre, à la façon des câpres. Toute la plante rappelle la saveur du cresson ou de la roquette, mais elle est parfois d'un goût assez piquant.
Notre ami Jacques Dupret métamorphose donc sa rubrique qui concernait les « gîtes et couverts » que le bon jardinier bio se doit d’offrir à ses précieux auxiliaires afin d’entamer une toute nouvelle série qui aura pour thème les traitements naturels qui simplifient la vie au jardin. Au jardin biologique, cela va sans dire…