Au jardin, l’identification des plantes décoratives, des arbres fruitiers ou des variétés de légumes cultivées comme porte-graines pose quelquefois quelques problèmes d’ordre esthétique ou de durabilité. Beaucoup se détériorent ou se cassent rapidement, d'autres deviennent carrément illisibles… Dans l’esprit de ce que faisait naguère notre regretté ami Jacques Dupret, je vous propose ici un petit bricolage qui pourra occuper vos longues soirées d’hiver. Ou ce qu'il en reste…
D'après Diderot et d'Alembert, dans leur célèbre Encyclopédie, l’origine du mot "étiquette" est lointaine et nous vient de l’époque où les procédures en latin étaient regroupées dans un sac sur lequel était inscrit "est hic quaestio inter N… et N..." (ici est la question entre N… et N…). Mais, à la place de "quaestio", écrit en entier, on inscrivait seulement "quaest." ou "quest.", et cela donna "est hic quest." devenu, par corruption, "étiquette".
La réalisation d’étiquettes pour le jardin constitue un bricolage peu onéreux, pour peu qu'on emploie du matériel de récupération. Cela demande peu d’outillage et est facile à réaliser…
La majorité des boutures vertes ou aoûtées s’enracinent facilement, trempées dans l’eau, mises en terre, en jauge, pendant une période plus ou moins longue - ce qui provoque la cicatrisation et la formation d’un « cal » d’où sortent les racines… Certaines espèces de végétaux éprouvent pourtant des difficultés à développer leurs racines qui apparaissent parfois longtemps après la mise en terre. D’où un danger de pourriture… ou de temps perdu.
C’est un coléoptère que les jardiniers découvrent parfois avec horreur sur leurs pommes de terre. Est-il nécessaire de le décrire ? Un corps long de dix millimètres, ovale et bombé, des élytres d'un jaune brillant, marqués chacun de cinq lignes longitudinales noires… Ses œufs sont jaunâtres et de forme ovale ; on peut les confondre avec les œufs de coccinelles. Ses larves, longues de quinze millimètres, sont jaune rouges et les deux rangées de plaques latérales sont noires… Eh oui, c’est le doryphore !
Les doryphores passent l’hiver dans le sol, à une profondeur de vingt-cinq à cinquante centimètres. Au printemps, quand la température atteint 15°C, ils remontent en surface, s'attaquent aux solanacées, pommes de terre, aubergines, tomates… Ils dévorent leurs jeunes feuilles et y pondent de nombreux œufs. Si, par manque d'observation, vous les laissez s’installer, leurs larves très voraces auront vite fait de détruire la végétation de votre parcelle de pommes de terre… Et adieu la récolte ! Heureusement, de nombreux oiseaux s’en nourrissent… Installez donc des nichoirs.
Connaissez vous les rubans de graines à semer ? Ils sont diffusés chez certains grainetiers, et réservés, presque essentiellement, à certaines variétés de carottes. Vous n’en trouverez pas dans les catalogues de graines biologiques… Ils ne sont certainement pas indispensables, et pourtant, au moment des semis, ils peuvent aider.
Il s’agit d’une technique simple à mettre en œuvre ; elle évite des semis trop drus, ainsi que des éclaircissages parfois laborieux au fur et à mesure de la germination et de la pousse des jeunes plants. Elle permet aussi de préparer certaines associations bénéfiques. Vous constaterez également, grâce à elle, une diminution des « attaques » de fourmis ou d'araignées rouges.
Nos « travaux de saison » vous ont tenus en haleine durant toute l’année 2004. Avec 2005, nous inaugurons une nouvelle rubrique qui devrait ravir tous nos amis jardiniers. Numéro après numéro, nous compilerons, en effet, bon nombre de trucs et d’astuces qui devraient être de nature à vous simplifier la vie au jardin. Nous suivrons les bons conseils de notre ami Jacques, en quête d’un jardinage toujours plus pratique, toujours plus productif, toujours plus bio…