Cher et insatiables collectionneurs de Valériane, vous savez que, numéro après numéro, un de nos jardiniers conseils les plus chevronnés vous livre ses petits trucs et astuces, avec la seule – et modeste – ambition de vous simplifier un peu la vie au potager. Puisse donc le travail sur les planches vous être, grâce à lui, toujours plus pratique et toujours plus bio. Bon marché également, avec plein d’idées pour récupérer et recycler ce qui ne sert plus…
Vous êtes membre de Nature & Progrès et vous pratiquez la culture biologique… Vous n’êtes, bien entendu, pas adeptes du tout plastique. Et c’est assez logique… Cependant, vous constatez comme moi que la plupart du petit matériel ou des récipients d’utilisation courante au jardin sont fabriqués en matière synthétique. Pensez aux composteurs, aux seaux, aux arrosoirs, aux pots de rempotage et autres semoirs...
Quand vous effectuez vos semis en plateaux, cubes pressés, barquettes de récupération, en serre, au potager ou lors de repiquages en godets ou en place dans la parcelle, c’est préférable : identifiez ! Surtout lorsque vous augmentez la biodiversité au potager ou au jardin décoratif, lorsque vous bouturez vos arbustes à fleurs, à fruits, lorsque vous semez vos fleurs, aromatiques ou médicinales… Et si, tout simplement, vous cultivez diverses variétés de la même espèce… Comment reconnaître les différences de très jeunes plants de laitues, de choux ou de tomates ? Alors, afin d’éviter les erreurs, il est toujours préférable de bien les distinguer… Une seule solution : préparez vos étiquettes.
Les viticulteurs préparent la bouillie bordelaise depuis 1880 afin de « soigner » le mildiou de la vigne. Les professionnels et les jardiniers l’utilisent pour traiter principalement le mildiou. Considérée comme « produit naturel », elle est autorisée par le cahier des charges de l’agriculture biologique. Son utilisation est réglementée et risque prochainement d'être beaucoup plus stricte.
Composée de chaux et de cuivre, deux éléments naturels, elle est pulvérisée en traitement préventif ou curatif, par les professionnels, contre les maladies cryptogamiques… Mais parfois avec excès ! Et, comme pour d’autres traitements, certains jardiniers ne sont pas en reste… La quantité de produit renseignée pourrait ne pas suffire, croient-ils ! Alors, sait-on jamais, pour une efficacité maximale, ils doublent la dose. Sans penser à l'impact négatif sur l'environnement et, par delà, sur leur santé.
La consoude, c’est l’« or du jardin » ! Bien sûr, vous la connaissez... Mais, l’utilisez vous suffisamment ? Nos anciens l’ont cueillie, puis cultivée depuis l’Antiquité. Ils l’employaient en soins corporels, en fertilisant pour leurs sols de culture, mais également comme aliment, tant pour leurs congénères que pour leurs animaux…
Aujourd’hui, les jardiniers de Nature & Progrès en possèdent au moins un plant au potager ; ils profitent largement de ses nombreuses propriétés… Feuilles fanées en couverture du sol, hachées, séchées en poudre, déposées dans les sillons de semis ou les trous de plantation… préparations fermentées… Son éloge n’est plus à faire.