Dans le cadre de notre campagne "Vers une Wallonie sans pesticides, nous y croyons", nous avons rencontré plusieurs arboriculteurs bio qui ont fait le choix de se passer des pesticides chimiques de synthèse en verger. Dans ce nouveau numéro de Valériane, ce sont deux agriculteurs bio qui sont mis en lumière: Serge Fallon, producteur de pommiers et poiriers à basse tige, et Cyrille Guiot, producteur de fruitiers à haute tige et transformateur-cidrier. Résumons ce qu'ils nous ont transmis comme alternatives aux pesticides.
Rappelons que la campagne Vers une Wallonie sans pesticides est un projet lancé par Nature & Progrès, en 2017, afin de montrer qu'il existe des alternatives à l'utilisation des pesticides dangereux pour notre santé et notre environnement, et que les agriculteurs s'en servent! Nous vous livrons, ci-après, les conclusions de la matinée de restitution concernant les alternatives en cultures de pommes de terre et légumes plein champ...
Un nouveau cycle de rencontres en ferme abordera prochainement les alternatives aux pesticides chimiques de synthèse en vergers et petits fruits
Au printemps 2024 débutera le cycle de rencontres autour de vergers bio aux quatre coins de la Wallonie. Ce projet fait partie de la campagne "Vers une Wallonie sans pesticides" qui a débuté en 2018 par la mise en lumière des alternatives aux pesticides en prairies. Les années suivantes nous ont permis de lever le voile sur les méthodes alternatives utilisées en agriculture bio spécifiquement dans les cultures de céréales, légumes plein champ et pommes de terre...
L'emballement du climat touche nos vergers. Hivers plus doux, gelées tardives, vagues de chaleur intenses, sécheresses prolongées, grêle et tempêtes affectent la croissance et la productivité des arbres, mais aussi la qualité de la récolte. Quelles sont les solutions mises en place par les arboriculteurs bio? Quelles sont les impasses actuelles? Comment les soutenir en tant que consommateurs?
Ces deux dernières années, Nature & Progrès a organisé une série de rencontres sur la valorisation wallonne des céréales. Tandis que la demande pour des produits locaux explose, il y a aujourd’hui très peu de céréales wallonnes - ou même belges - dans nos farines, dans nos pains et dans nos bières… Comment développer les filières de céréales alimentaires en Wallonie ?
Le vendredi 15 novembre, à Namur, plus de cent trente participants ont échangé sur les pistes rassemblées par Nature & Progrès dans le cadre de son projet « Échangeons sur notre agriculture ».
Seulement 10 % des céréales belges sont utilisées pour l’alimentation humaine - farine, pains, bières… - tandis que 45 % servent à nourrir le bétail et 45 % sont utilisées pour la production d’énergie ! Dans le secteur des céréales panifiables, les moulins belges importent 85 % des céréales qu’ils travaillent. Et dans le secteur brassicole, les malteries belges utilisent 99 % d’orges importées. Un comble pour le "pays de la bière" ! Et si on redéveloppait des filières 100 % locales, du grain à la table, et, tant que nous y sommes, 100 % bio ?