Analyses & Etudes
2026
Nature & Progrès est une association d’éducation permanente dont le rôle est de favoriser et développer une prise de conscience des enjeux de la société.
Les ANALYSES sont des textes, des articles (8.000 signes minimum) qui font succinctement le tour d’un sujet précis relevant d’une des thématiques de notre association. Les auteurs choisis sont soit des permanents, soit des bénévoles de Nature & Progrès qui ont développé des capacités d’analyse sur cette thématique précise, soit des extérieurs spécialisés dans les sujets traités. Ces analyses sont rédigées dans un style clair et accessible afin d’en permettre une large diffusion auprès du public populaire. Cette volonté de lisibilité n’empêchant évidemment pas la pertinence de l’information donnée.
Les ETUDES sont plus ambitieuses et doivent être développées sur un minimum de 60.000 signes. Elles ont également pour but de faire le point sur un sujet relevant d’une des thématiques de notre association.
Analyses & Étude 2026
Plan bio : évaluer pour mieux relancer ?
L’évaluation externe du Plan Bio wallon, rendue publique début mars 2026, offre un éclairage précieux sur les forces et les limites de la politique menée ces dernières années. Entre avancées réelles et faiblesses structurelles, elle met en avant un déséquilibre majeur : un soutien axé sur l’offre agricole, mais une demande peu et mal stimulée.
Plaines agricoles silencieuses : il est temps d’agir !
« Printemps silencieux », l’ouvrage de Rachel Carson, marque les esprits depuis sa publication en 1962. Depuis, le déclin de la biodiversité s’observe partout et surtout en milieu agricole. Perdrix, lièvres, lapins, linottes, alouettes, et d’innombrables espèces d’insectes se raréfient dans les champs. Si la chasse est souvent désignée comme responsable du déclin de la faune sauvage, ce sont surtout les pratiques agricoles qu’il faut remettre en question. La destruction des habitats, l’intensification agricole dont l’usage intensif des pesticides et le peu de respect des cadres réglementaires existants ont progressivement vidé les campagnes de leur vie sauvage. Il est temps de reconnaître les vraies causes d’un déclin massif et durable, et surtout d’agir !
Des pesticides à ARN interférent, bientôt dans nos champs ?
Une nouvelle génération de pesticides voit le jour dans les laboratoires, et déjà dans certains champs outre Atlantique. Ayant pour cible le fonctionnement du génome de ravageurs, ils sont présentés comme une solution d’éradication sélective et à faible impact environnemental. Cependant, les risques d’une telle technologie génétique sont nombreux, et doivent être débattus avant toute utilisation dans nos campagnes.
L’habitat léger, une solution au sans-abrisme ?
A Liège, l’association Sortir du bois vient en aide aux personnes sans domicile en leur proposant un toit. Des habitats légers permettent une vie en autonomie, un retour à la société et à la dignité. Un nouveau projet de rénovation de logements inoccupés enthousiasme le collectif qui souhaite, par ses actions, démontrer que des solutions sont possibles et pousser ainsi le pouvoir politique à agir.
Faire payer les pollueurs : une mesure vraiment efficace ?
Développé au cours du 20e siècle, le principe de pollueur-payeur est un outil juridique visant à responsabiliser les industries causant des dommages environnementaux. Dans les faits, pourtant, il est peu appliqué car pas assez contraignant. Romain Gelin, économiste et chercheur, explique les limites de ce concept et l’urgence de décroître.
Agroécologie : revenir à ses fondements
L’agroécologie s’est imposée comme un mot à la mode. En une quinzaine d’années, le terme s’est popularisé dans la sphère scientifique, sociale et politique. S’il jouit d’une image positive qui pousse une utilisation « à tort et à travers », son origine et sa signification se sont perdus. Que préconise l’agroécologie au juste ?
L’abeille mellifère sur Liste rouge
La nouvelle est tombée en octobre dernier. Apis mellifera, notre abeille mellifère, est classée « en danger » sur la Liste rouge européenne de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature), l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation des espèces animales et végétales. Elle rejoint ainsi 48.646 espèces considérées comme menacées.
Pesticides : qui paie les dégâts ?
Les effets nocifs des produits phytosanitaires sont au cœur des préoccupations sociétales. La responsabilité des gouvernements est pointée du doigt, tout comme celle des fabricants. Pourquoi ces derniers n’assument-ils pas les coûts de leurs choix ? Bruno Schiffers nous éclaire sur la question.
Autorisation des pesticides : vers une procédure « light » ?
Garde-fou imparfait mais efficace, le mécanisme européen de réévaluation périodique des pesticides est en cours de révision. Souhaitant notamment alléger les procédures en vue de faciliter le « biocontrôle », la Commission européenne démantèle littéralement le système.
Une dynamique citoyenne face au frelon asiatique
Le frelon asiatique à pattes jaunes, espèce exotique invasive, représente une nouvelle menace pour la santé publique, pour la biodiversité et pour les systèmes alimentaires. C’est maintenant, au printemps, que les mesures les plus efficaces peuvent être prises pour réduire leurs dommages. Une dynamique citoyenne naît pour faire face à ce nouvel enjeu de société.
Quand élevage rime avec biodiversité
« Mangez moins de viande », entend-on de plus en plus souvent de la bouche des acteurs préoccupés par l’environnement. « Mangez du bœuf bio à l’herbe », répondons-nous, chez Nature & Progrès. L’élevage bio extensif basé sur les fourrages de la ferme est une clé de la préservation des prairies naturelles, havres de biodiversité et puits de carbone en faveur du climat.
A vos semences ! Résister à l’appropriation
La diversité génétique des semences est en danger. Déjà mise à mal depuis l’après-guerre par une législation favorable à l’industrie, elle fait maintenant face aux brevets associés aux nouvelles techniques génomiques. Mobilisons-nous pour préserver la diversité cultivée, pilier de notre résilience alimentaire !
Remède climatique ou roulette ruminale ?
Le Bovaer® fait partie de ces nouveaux additifs destinés à diminuer les émissions de méthane des vaches. En 2025, le Danemark l’a rendu obligatoire pour les élevages laitiers de plus de 50 têtes. Peu après, sont apparus des problèmes sanitaires sur les vaches. Comment le Bovaer® fonctionne-t-il ? Quels sont les risques associés à cet additif ? Comment se positionner face à ces innovations technologiques ?
Qui défend encore notre ruralité ?
La ruralité doit-elle se limiter aux seuls « professionnels » de la production alimentaire ? Les débats sur le projet d’interdiction de l’abattage privé à domicile mettent en évidence un certain « oubli » des éleveur amateurs, même de la part des représentants de communes rurales.