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Inauguration Salon Valériane

© Nature & Progrès, tous droits réservés

Au mois de septembre 2022 se tenait le plus grand Salon Bio de Belgique : Valériane. Tradition oblige, chaque édition démarre par une inauguration. L’occasion de remercier tous les partenaires de Nature & Progrès et de faire le point sur le BIO en Wallonie.

Merci pour leur présence à Madame la Ministre de l’Environnement Céline Tellier, Monsieur Grégoire Clerfayt (chef de cabinet du Ministre du Climat Philippe Henry), Monsieur le Gouverneur de la province de Namur Denis Mathen, Madame l’Echevine de la Transition écologique Charlotte Mouget et l’ensemble des invité(e)s en leur titre et qualité.

Voici les éléments-clés à retenir du discours de Marc Fichers (secrétaire général de Nature & Progrès) à cette inauguration qui a accueilli plus de 120 participants.

Le thème du Salon Valériane 2022 : l’action

« A Valériane, je m’informe, j’agis, je reproduis, je partage », voilà le slogan qui a rythmé la 37ème édition du Salon Valériane. Une phrase qui résume parfaitement l’ADN de l’association Nature & Progrès Belgique.

  • Informer : informer à la mode de Nature & Progrès, ce n’est pas dire aux gens ce qu’ils doivent faire mais bien créer des espaces de rencontres et de discussions entre producteurs et consommateurs, pour que chacun(e) s’enrichisse des avis de l’autre. C’est d’ailleurs cette méthodologie qui a forgé la Bio depuis 50 ans. Concrètement, le Salon Valériane rend cela possible par plus de 200 exposants, par des conférences suivies de débats et par des ateliers d’échange de savoirs.
  • Agir : Quand on prend conscience de l’état catastrophique de notre environnement, du dérèglement climatique, de la précarité énergétique et alimentaire, il est important de ne pas laisser de côté les citoyens. Au contraire, il faut leur donner les moyens d’agir, aussi bien avec des solutions personnelles qu’avec des pistes pour la société en interpellant les décideurs politiques. Au sein de Nature & Progrès, nous aimons rendre chacun acteur de changement. Par exemple, dans le cadre de l’urgence climatique, des membres et non membres de l’association se sont informés sur les modes de vie qui permettaient de réduire l’utilisation du CO2. Les membres se sont informés et ont incités d’autres citoyens à reproduire ces gestes simples pour que chacun, dans les domaines de son choix (mobilité, énergie ou alimentation), œuvre contre le réchauffement climatique. Ce projet a été mené avec le soutien du Ministre wallon du Climat.
  • Reproduire : Vivre Bio, vivre avec les valeurs de Nature & Progrès, procure de la joie ! Pour cela, il suffit d’observer les exposants. Certes, ils espèrent vendre mais ils aiment Valériane car c’est un lieu de partage et de motivation. Les producteurs et consommateurs de Nature & Progrès se donnent pour objectif qu’un maximum de personnes mette en œuvre les principes de production et de consommation du bio. C’est pour cela que notre première cible représente les consommateurs qui n’ont pas encore saisis l’importance de consommer et de vivre Bio. L’autre cible représente les agriculteurs qui utilisent encore des pesticides chimiques de synthèse alors qu’ils pourraient mettre en place les alternatives. Si Nature & Progrès œuvre déjà pour atteindre les 30% de la SAU en bio comme le prévoit la DPR, elle travaille aussi pour faire évoluer les 70% restant qui utilisent encore le chimique dans leur agriculture.

Pour une mise en valeur des alternatives aux pesticides

Notre priorité est de diffuser au maximum les techniques alternatives aux pesticides à travers la campagne « Vers une Wallonie sans pesticide, nous y croyons ! ». Nous organisons des rencontres entre citoyens, agriculteurs bio et agriculteurs conventionnels pour que ces derniers s’inspirent de l’agriculture biologique et sortent de la dépendance aux intrants chimiques. Ce projet est soutenu par la Ministre wallonne de l’Environnement.

En matière de pesticides, la Belgique s’y connait plutôt bien… Puisque nous sommes des leaders en termes d’autorisation et d’utilisation. En ce domaine, Nature & Progrès agit pour que s’arrête la désinvolture des autorités fédérales dans les autorisations des pesticides utilisés dans le pays ou dans l’exportation honteuse des pesticides interdits.

De plus, notre vœu le plus cher est que les structures de recherche et d’encadrement régionales fassent de même. Notre environnement et notre santé en seront soulagés. Les méthodes naturelles de conduite de culture représentent la vie. Cette façon de faire, de s’informer, d’agir et de partager ses connaissances est bien entendu une déclinaison du concept « Voir – Juger – Agir » puisque le mouvement social Nature & Progrès est une association d’Education permanente.

La bio montre la voie depuis des dizaines d’années

En refusant les engrais et les pesticides chimiques, le bio permet une production végétale autonome. Voilà une solution pour le conventionnel qui se retrouve avec des prix d’intrants impayables. Pour la production bovine également, le bio prône l’autonomie des fermes. Il est d’ailleurs regrettable que la réforme de la PAC n’ait pas aidé les éleveurs à faire la transition vers des élevages autonomes. Sauront-ils encore acheter des aliments pour leur bétail avec un marché immaîtrisable ?

De nombreuses voix mettent en avant un fléchissement du marché bio depuis le début de l’année. La meilleure réaction est d’informer les consommateurs. Nature & Progrès insiste donc pour que les programmes de promotion du Bio prévus dans le Plan Stratégique Bio soient mis en œuvre. Il n’est pas normal que les budgets attendus ne soient pas libérés. Dans tous les cas, nous restons confiants et l’enthousiasme du Salon Valériane nous fortifie !

Rendons le consommateur autonome à tous points de vue

Le Salon Valériane couvre tous les aspects de la consommation : l’agriculture et l’alimentation bien sûr mais aussi l’écobioconstruction, la mobilité, et le climat, la santé et les produits d’entretien. C’est dans tous les domaines qu’il faut remettre le naturel. Au Salon Valériane, toutes les clés sont disponibles pour aider le consommateur à faire son potager, à cuisiner les viandes, légumes et farines produits par les producteurs bio locaux, à isoler sa maison, à fabriquer soi-même ses produits d’entretien, ses cosmétiques et ses peintures.

En cette période incertaine accentuée par la guerre en Ukraine, la crise climatique et la précarité énergétique, il est essentiel d’œuvrer à développer l’autonomie. Ce sera possible uniquement si nous mettons du lien entre consommateurs et artisans locaux et Bio.

Pas de messages ambigus : bio ou rien… !

Tous les exposants doivent répondre à un cahier des charges strict. Depuis toujours, le Salon Valériane, c’est du 100% bio certifié, contrôlé et donc garanti sans pesticides chimiques de synthèse et sans OGM.

« Je dis cela car depuis quelques temps, on parle de « durable » sans vraiment le définir. On voit même fleurir en Wallonie des initiatives se revendiquant agroécologiques alors qu’elles ouvrent la porte aux pesticides chimiques de synthèse ». – Marc FICHERS

Pourtant, le Code Wallon de l’agriculture est clair. Il prévoit un objectif de suppression des intrants synthétisés chimiquement. Dans un contexte où le greenwashing est devenu la norme, il est dangereux d’instrumentaliser le concept de l’agroécologie en se limitant à « minimiser l’utilisation des pesticides ». Toute l’agriculture pourrait dès lors se déclarer « agroécologique ». Alors que la vraie agroécologie, c’est celle pratiquée notamment par les producteurs bio de Nature & Progrès : une agriculture bio locale, solidaire, autonome et rentable.

Cette mauvaise définition de l’agroécologie est un fameux bon en arrière. Et la politique de la fuite en avant, dans l’utilisation des pesticides, est néfaste pour notre environnement et notre santé. Elle l’est plus encore pour les agriculteurs maintenus dans l’illusion d’un mode de production sans avenir ! Il est urgent de bien positionner ces concepts de « durable » et d’ « agroécologie » comme des moyens de faire évoluer le conventionnel et non de concurrencer ou de brouiller l’image du bio. Et bien entendu, il faut avoir l’honnêteté de dire aux consommateurs que ces concepts sont basés sur la lutte chimique et qu’ils comptent la conserver. Ce serait pure perte si ces concepts rognaient l’ambition wallonne de 30% de la SAU en bio prévue dans la DPR.

Nature & Progrès contre la pollution liée aux pesticides

Le dossier des pesticides est intrinsèquement lié à la pollution. On en retrouve dans l’eau, dans l’environnement et dans nos habitations. Les conditions d’utilisation des pesticides doivent être adaptées pour que, quand ils sont appliqués, les produits ne quittent pas le lieu de traitement. Et si c’est mission impossible ? Alors, qu’on cesse de l’utiliser ! Rien ne justifie qu’un pesticide traité sur un champ se retrouve dans nos lieux de vie. La pollution des masses d’eau et la destruction de la biodiversité obligent une transition rapide du modèle agricole pour une agriculture wallonne bio et sans pesticides.

« Le Salon Valériane a notamment pour but de faire évoluer les mentalités et nos actes sur ces problématiques. Nous souhaitons donner aux citoyens les moyens d’agir et d’être des acteurs de la transition. Si l’on devait résumer le Salon, on pourrait le qualifier du Salon de l’autonomie, du vivre Bio, du vivre Nature & Progrès. Le faire soi-même, oui mais avec les conseils des autres. » – Marc FICHERS

Ne dit-on pas que l’avenir appartient à la jeunesse ?

Nous le croyons fortement chez Nature & Progrès. Pour cette 37ème édition, nous avons inauguré un espace dédié aux Jeunes Entrepreneurs, des porteurs de projets dits ecofriendly. Nous souhaitons que ces start-ups deviennent des entreprises qui feront rayonner le Bio.

Continuons à être fiers de notre région pionnière en Europe en matière de développement du Bio. C’est ensemble qu’agriculteurs et consommateurs permettront à notre région de relever le défi de 30% de Bio en 2030. Notre alimentation et notre environnement ne sont pas qu’une affaire de décideurs politiques. C’est l’affaire de chacun(e) d’entre nous. Nous pouvons tous être acteur de changement dans nos choix de consommation et de mobilité.

Nos remerciements les plus chaleureux vont à :

  • Les fondations CYRYS et QiGreen et les entreprises qui nous soutiennent soit par des moyens financiers, soit par des conseils
  • Les 200 bénévoles qui œuvrent durant toute l’année pour ce Salon
  • Les 5.000 membres de Nature & Progrès, véritable chambre d’écho du Salon Valériane durant toute l’année
  • Les exposants de nos régions et étrangers
  • Nos partenaires médias : Vivacité, Vivre ici, L’Avenir, Moustique et Boukè
  • La ville de Namur
  • La Fédération Wallonie-Bruxelles, spécialement les services de l’inspection et de l’administration du service de l’Education Permanente
  • Le gouvernement wallon : Madame la Ministre de l’Environnement, Monsieur le Ministre de l’Agriculture et Monsieur le Ministre du Climat qui nous ont assuré de leur soutien