Faire, dans un même lieu, tous ses achats quotidiens de produits alimentaires bio de base et non alimentaires écologiques, et profiter de surcroît d'un espace dynamique d'échanges et d'information autour d'un tea-room convivial : voilà ce que propose cette coopérative nouvellement installée à La Louvière. Plus encore : la vocation sociale du Chant de la terre se veut de nature à transformer radicalement nos façons de consommer…
"Il nous a fallu beaucoup de temps pour sortir de nos rêves et aborder la phase concrète, confie Michel Eggermont, président de la coopérative. Fiorella Pion fut la cheville ouvrière du projet depuis son commencement, il y a sept ou huit ans déjà. Elle a pourtant arrêté d’y travailler quand les choses se sont concrétisées.
Fiorella avait vu qu’il était impossible de manger bio, à La Louvière, à des prix raisonnables ; d’autres consommateurs bio, dont je suis, se sont ralliées à ce constat. Suite à son départ, le projet qu’elle défendait, consistant à aller de la production jusqu’à la vente - des intermédiaires n’intervenant, le cas échéant, que de manière complémentaire - nous a rapidement semblé utopique.
Un terrain d’un hectare quarante avait été mis à notre disposition mais l’idée de l’exploiter - ou de faire exploiter ce terrain par un maraîcher - a été abandonnée tant cette tâche nous semblait au-dessus de nos capacités. Nous ne pouvions pas y installer de serre à cet endroit, il était difficile d’accès et nous était prêté, à titre gratuit certes, mais sans aucune garantie dans la durée… Nous voulions alors à toucher à tout - nous avions même des velléités d’écoconstruction ! - et il a bien fallu revenir sur terre à un moment donné. Tout n’a pas disparu cependant : nous pensons toujours à nous adjoindre certains métiers comme celui de la petite restauration, une kinésiologue que nous connaissons pourrait sans doute trouver sa place chez nous ? Ce sont d’autres étapes qui se concrétiseront peut-être…"
Somme-Leuze est une petite commune rurale d’un peu plus de quatre mille âmes qui compte, à travers les neuf villages qui la composent, plus d’un millier de secondes résidences. Soucieux de mettre en valeur les anciennes variétés de légumes tout en resserrant les liens entre les habitants, permanents ou occasionnels, le Syndicat d’Initiative local a mis sur pied un ambitieux projet de potager. Reste à trouver les moyens qui feront d’un champ en friche, un véritable lieu de vie…
Les circuits courts ont la cote ! Les ventes à la ferme et les marchés fermiers sont en plein essor, des systèmes de "paniers bio" et de vente par Internet naissent régulièrement et, même les grandes surfaces, s’intéressent à la vente de produits artisanaux locaux. À côté de ces formes commerciales de circuits courts (1), on retrouve les Groupes d’Achats Solidaires de l’Agriculture Paysanne (GASAP) initiés par les citoyens. Pas simple pour le consommateur de s’y retrouver…
Avec la percée des nouvelles technologies, notre besoin en minerais a considérablement augmenté. Nous utilisons aujourd’hui trois fois plus de minerais qu’il y a trente ans ! Bien que les mines existent encore en Europe, c’est principalement dans les pays du Sud que nous nous approvisionnons. Cependant, pour réduire sa dépendance, l’Union européenne incite à explorer et exploiter, à nouveau, les sous-sols du Vieux Continent. Et certains pays passent à l’acte…
Les mines sont-elles une réalité qui appartient au passé ? Quand on parle de mines en Belgique, on pense souvent à une période de notre histoire récente. Des images de mineurs au visage noirci nous viennent en tête - les Gueules Noires ! -, les galeries sombres et la poussière, mais aussi les coups de grisou et leurs victimes. Aujourd’hui, quatre sites wallons sont reconnus au patrimoine mondial de l’Unesco et peuvent être visités. Notons que cette période, part intégrante de notre mémoire collective, a permis l’émergence de nos puissances industrielles.
Si toutes les mines sont aujourd’hui fermées en Belgique, il en va différemment pour d’autres pays d’Europe. Ainsi septante-six mines métalliques sont-elles en activité en Europe dans six pays miniers dont les leaders sont la Suède - premier producteur de fer en Europe - et la Finlande - cuivre, zinc, nickel, chrome, argent, or (1). Suit la Pologne qui gravite autour de la dixième place au classement des principaux producteurs de cuivre et d’argent au niveau mondial. On retrouve également des mines métalliques en Espagne, en Bulgarie et en Irlande. La Grèce, pour sa part, est le premier producteur d’or européen. L’Europe produit 4,8% du cuivre mondial, 1% de l’aluminium et 1% du fer. L’exploitation minière est donc encore bien présente en Europe.
Au début du siècle, les vergers entouraient les fermes et les villages, et constituaient un complément appréciable aux herbages. La culture fruitière était alors principalement orientée vers le fruit de l’industrie (siroperie). La culture de fruits pour la consommation à l’état frais était peu répandue. Après la seconde guerre mondiale, le progrès social aidant, le consommateur s’est mis à exiger un fruit de qualité, beau et calibré, résultat d’une utilisation massive des produits phytosanitaires.