Dans les n°s 37 et 45 de Valériane, nous avons longuement montré combien l’énergie éolienne peut être une solution intéressante pour chacune de nos maisons. Mais comment passer à l’acte si la chose nous intéresse ? Peut-être en se branchant simplement, de manière très douce, sur les activités d’une association de passionnés. Vous désirez échanger informations et opinions sur les énergies douces ? Les Compagnons d’Eole sont déjà les vôtres…
La rumeur est insistante: nos gestionnaires de réseau de distribution (GRD) installeraient de nouveaux compteurs électriques chez les particuliers! Nous évoquions déjà cette question dans les numéros 140 et 150 de Valériane. Le consommateur lambda peut-il vraiment s'y opposer? En a-t-il réellement le droit, ou n'est-ce toujours qu'une simple promesse faite par nos politiciens et qui volera en éclats dès qu'ils ne seront plus là? A vrai dire, une fois de plus, rien n'est clair...
Le capitalisme voudrait que la solution à tous nos maux réside dans la création incessante de nouveaux marchés. Malheureusement, la question de l'environnement, elle, n'est pas soluble dans le marché, n'est pas régulable par le marché. Au contraire, elle impose la quête de nouvelles formes de solidarité qui permettent à notre activité de s'inscrire dans une dynamique de transition écologiquement et socialement responsable. Recourir à des formes de coopération entre travailleurs plutôt que les forcer à rivaliser sur le marché du travail est donc une piste de plus en plus prometteuse…
Le 11 décembre dernier, notre association a lancé son premier podcast: "Les Eclaireurs Invisibles". Sous forme de capsules audio, Nature & Progrès met en lumière les acteurs qui incarnent le changement, en vue d'inspirer citoyens, monde agricole et politiques et favoriser un basculement de société. Six questions posées à Julie Van Damme, secrétaire générale de Nature & Progrès, initiatrice de ce podcast.
De nombreuses atteintes aux droits des populations locales en RD Congo sont liées à la fois à l’abondance des ressources naturelles et à l’absence d’une application efficace des lois dans le secteur minier. Les études d’impact environnemental, instrument exploité par plus de cent pays et la plupart des agences internationales d’aide au développement, peuvent-elles juguler les impacts négatifs de l’extraction minière dans ce pays ?
1. L'exploitation minière en RD Congo
La RD Congo regorge de ressources naturelles, particulièrement minières. Les réserves de cuivre, cobalt et coltan comptent parmi les plus importantes au monde, mais on y extrait également de grandes quantités de diamant et d’or. La pression à laquelle fait face le pays croit de façon aussi impressionnante que la demande mondiale pour ces minerais.
Le secteur minier congolais se partage entre exploitations industrielle et artisanale. L’exploitation industrielle emploie une main-d’œuvre plutôt spécialisée, et donc en nombre restreint. Mais on estime par contre qu’autour de huit millions de personnes vivent grâce à l’exploitation artisanale : creuseurs, porteurs, casseurs de pierres et familles.
L’un des problèmes centraux de ce secteur extrêmement porteur qu’est l’exploitation minière pour la RD Congo en est sa gestion. Le cadre législatif est fourni mais l’application des textes échoue à protéger les populations et à permettre des rentrées dans les caisses de l’Etat qui seraient proportionnelles à la taille du secteur. Celui-ci, géré de façon rigoureuse, pourrait pourtant contribuer à sortir le pays de la pauvreté. La RD Congo est en effet devenue le premier producteur africain de cuivre, en 2014, ainsi que le premier exportateur mondial de cobalt. Tout en stagnant toujours aux dernières places de l’indice de développement humain…
Comme le soulignait Ricardo Carrere, dans son ouvrage sur les impacts de l’industrie minière, cette dernière est responsable d’importants impacts négatifs, au point qu’on peut sans doute affirmer qu’il s’agit là d’une des activités les plus destructrices du monde. Elle est, en effet, non durable, puisqu’elle exploite des ressources naturelles non renouvelables, mais impacte également l’environnement et la société souvent de façon irréversible (1).