Une tentative de vulgarisation de la « bio » globale dans un contexte difficile.
D’année en année, les effectifs de la chouette chevêche (Athene noctua) ne cessent de diminuer en Europe. Fort heureusement, les associations ornithologiques veillent et leurs membres n’hésitent pas à payer de leur personne…
Le 9 juin 2010, la locale de Nature & Progrès du Pays des Collines s'est associée à des particuliers et associations du coin afin d'empêcher l'installation près du petit village d'Oeudeghien, sur la commune de Frasnes-lez-Anvaing, d'une porcherie industrielle de près de trois mille pensionnaires. Cette démarche, plutôt inhabituelle pour notre association, mérite un petit revenez-y, d'autant plus que le ministre wallon de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire, Philippe Henry, a suivi notre argumentation pour s'opposer au projet…
A qui profitent réellement les richesses en République Démocratique du Congo ?
La République Démocratique du Congo (RD Congo) fait actuellement face à de nouveaux enjeux. Depuis la promulgation du nouveau code minier, début 2018, le sujet suscite des désaccords entre les différentes parties prenantes. Censée accroître les recettes publiques pour contribuer au développement du pays, la nouvelle réforme a été accueillie positivement par la société civile. Elle a en revanche été vivement contestée par les entreprises minières. Mais quels changements contient ce nouveau code minier ? Et à qui bénéficiera-t-il réellement ?
La RD Congo est un pays aux ressources naturelles riches et variées. Son sous-sol regorge de minerais et de métaux. Le pays dispose, par exemple, de plus de la moitié des réserves mondiales en cobalt, minerai rare et convoité car indispensable à la fabrication de nombreux objets de haute technologie et à la transition énergétique (1). Malgré cela, le pays reste l’un des plus pauvres au monde et avec un indicateur de développement humain parmi les plus bas - avec un indice de 0,457 le pays était 176e sur 189 en 2018 (2). L’informalité, l’opacité et la mauvaise gouvernance du secteur minier, les exportations illégales ou encore la fraude fiscale, conjuguées au fait que l’ancien code minier était très libéral, sont des éléments qui expliquent le fait que les ressources naturelles ne profitent que très peu à la population congolaise et au développement du pays.
Qui n’a pas entendu parler d’au moins un scandale lié à une entreprise ? Travail précaire et dangereux, travail des enfants, déplacement et empoisonnement de populations, évasion fiscale, financement de groupes armés... La liste des violations des droits humains commises directement ou indirectement par les multinationales est longue et inquiétante. Tout comme la file des victimes qui réclament justice…
Les citoyens font les frais des entreprises, devenues de plus en plus puissantes et de moins en moins contrôlables, y compris par les États. Face à cette impunité résultant de nombreux obstacles juridiques, le traité actuellement négocié à l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur la responsabilité des entreprises sera-t-il enfin la solution ?
La toute-puissance des multinationales
La globalisation de l’économie a permis aux entreprises de gagner de nouveaux marchés, d’implanter des filiales à l’étranger et ainsi d’étendre leur influence à travers le monde. Aujourd’hui, les dix plus grandes multinationales pèsent davantage financièrement que cent quatre-vingt États. Ce phénomène de concentration économique s’accélère et génère toujours plus de victimes, considérées comme les "grands perdants de la mondialisation". En effet, selon le dernier rapport d’Oxfam sur les inégalités, en 2017, 82% des richesses créées ont bénéficié aux 1% les plus riches de la population mondiale, tandis que… 3,7 milliards de personnes n’ont rien reçu !
Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Les États, qui cherchent à retenir les entreprises sur leur territoire ou à attirer de nouveaux investisseurs, ont créé des régimes fiscaux, négocié des accords commerciaux et accordé des programmes d’aide extrêmement favorables aux entreprises. Ils ont ainsi, en partie, permis cette montée en puissance. Souvent à leurs dépens quand on pense, par exemple, que les clauses d’arbitrage des nouveaux traités de libre-échange permettent désormais aux entreprises de poursuivre un État. Les multinationales jouent donc un rôle majeur dans la définition des règles du jeu de la mondialisation.