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L'ethnobotanique : un savoir du passé, du présent et de l'avenir

Créé au XVIe siècle, pour les besoins de la métallurgie locale, le lac de Virelles - on le qualifie plutôt aujourd'hui d'étang - fut longtemps une propriété des Princes de Chimay. Cette magnifique réserve de 140 hectares - dont 80 sont occupés par l'étang - appartient à une banque qui en confie la gestion, par le biais d'un bail amphythéotique, à l'association Virelles Nature, mieux connue sous la dénomination de sa principale activité : l'Aquascope de Virelles… Parmi les nombreuses activités de l'Aquascope se développe une toute nouvelle préoccupation : l'ethnobotanique.

Elle est bien révolue, l'époque touristique des années soixante où les pêcheurs du dimanche se pressaient sur les berges bétonnées, où l'on répandait de l'herbicide dans l'étang pour que leurs lignes ne se prennent pas dans les algues… Depuis une douzaine d'années, le milieu naturel sur la rive sud a été reconstitué grâce à des fonds européens.
"Virelles Nature a développé différents services, explique Emilie Hennot : le service conservation qui s’occupe de la gestion naturelle du site afin d’y améliorer la biodiversité, le service technique qui entretient le site, le service tourisme et sensibilisation qui accueille le grand public sur son parcours didactique et le service éducatif actif dans l'éducation à l'environnement. Il propose des animations pédagogiques, des classes vertes - ou plutôt des classes bleues puisqu'elle sont liées à l'étang -, des stages nature, des formations, des "aubes sauvages", etc." Balades contemplatives et silencieuses, les "aubes sauvages" invitent les participants à s'aventurer sur l'étang en rabaska - une grande pirogue amérindienne -, une heure avant l'aube, afin d'y découvrir le lever du jour, les brumes du matin, le monde des oiseaux, le domaine du castor…

Auteur
Dominique Parizel
Numéro de revue
113
Page
20
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Trajectoires vers une société "conviviale"

"On déterminera les seuils de nocivité des outils, lorsqu’ils se retournent contre leur fin ou qu’ils menacent l’homme ; on limitera le pouvoir de l’outil. On inventera les formes et les rythmes d’un monde de production post-industriel et d’un monde social."

Ivan Illich (1)

Pas une semaine ne passe, sans que nous ne soyons submergés par les promesses technologiques. Dans de nombreux médias, programmes de recherche, colloques ou discours politiques, la confiance en la technique pour résoudre les diverses crises que notre monde traverse semble être inébranlable…

L’heure est à l’optimisme et à la "pensée positive". Si l’on écoute les plus grands partisans de l’innovation high tech, le monde numérique, la 5G et les nanotechnologies (2) devraient permettre de diminuer la pression sur les ressources naturelles, les panneaux solaires et les éoliennes nous débarrasseront des vieilles centrales polluantes, tandis que des spécialistes ou apprentis-sorciers en géothermie nous bercent dans l’illusion de maîtriser l’évolution du climat. En parallèle, des scientifiques, adeptes du transhumanisme (3), nous promettent, rien de moins, que l’immortalité, une intelligence et une mémoire augmentées, lorsque l’homme et la machine auront fusionné. Alors, pourquoi s’inquiéter ? Notre destin étant remis entre les mains d’experts en tout genre, l’avenir s’annoncerait donc radieux…

Auteur
Par Valéry Witsel - Commission Justice et Paix
Numéro de revue
139
Page
46
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Aujourd’hui, la transition écologique est indispensable, urgente même. Ce constat semble être largement partagé. Mais les avis divergent sur les moyens et les solutions à mettre en
œuvre pour bâtir une société durable. De plus, certains éléments essentiels semblent évincés de la réflexion. Quel modèle de société inventer sur une planète aux ressources naturelles limitées et surconsommées par un système économique destructeur ?
Cette analyse s’inspire du contenu des différentes interventions du séminaire organisé par Justice & Paix
et le RBRN (Réseau Belge des Ressources Naturelles), le 16 mai 2022.

Auteur
GÉRALDINE DUQUENNE - JUSTICE & PAIX
Numéro de revue
158
Page
42
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Aujourd’hui, les formes d’engagement et de mobilisation sont multiples. Mais quelles sont les caractéristiques de l’engagement au XXIe siècle ? Régulièrement, nous entendons autour de nous des phrases du type : "on ne s’engage plus autant qu’avant" ou "c’était quand même bien mieux avant". Mais ne seraient-ce pas plutôt les formes d’engagement qui diffèrent, plutôt que leur intensité ?

 

 

 

Auteur
Anne-Claire Willocx
Numéro de revue
146
Page
46
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L'accord d'Escazu est un traité contraignant qui vise à favoriser la participation citoyenne, l'accès à l'information et à la justice environnementales, en Amérique latine. L'Etat péruvien n'a pas encore ratifié cet accord. Selon la société civile, il s'agit d'une nécessité; ce nouvel outil pourrait permettre de contrer la criminalisation des conflits sociaux liés à la défense de l'environnement au Pérou!

Auteur
Claire Mathot (Commission Justice & Paix)
Numéro de revue
151
Page
45