Considérés, au mieux, comme un peuple sauvage de la forêt et, au pire, comme une race située quelque part entre l’Homme et le chimpanzé, les Pygmées sont l’un de ces groupes incompris et constamment dévalorisés à travers le monde et l’histoire. Au-delà de la petite taille qui les caractérise, l’aspect le plus communément partagé par les Pygmées est la discrimination et la violence qu’ils subissent de la part de leurs voisins, souvent bantous…
Les prairies naturelles, dont il existe une vingtaine de types en Wallonie, sont des écosystèmes d'une extraordinaire biodiversité. Avec l'intensification des pratiques agricoles, ces milieux se sont raréfiés, occasionnant une régression inquiétante de la faune et de la flore des milieux ouverts. Il est urgent de soutenir l'élevage biologique extensif, qui permet de maintenir et de restaurer ces éléments essentiels de nos paysages et de notre biodiversité.
La ville est, par définition, le paradis du béton et le summum de l'artificialité. La présence d'éléments de la nature, tels les végétaux, y paraît donc incongrue. Pourtant, qui n'a jamais observé une pousse verte entre deux pavés, une tige fleurie jaillissant d'une craquelure de l'asphalte ? Ces manifestations de la nature prennent d'autant plus de force qu'elles sont inattendues dans les lieux urbanisés.
L'ambiance fut formidable, chaleureuse, bienveillante, dans le cadre idyllique de la Ferme du Hayon, à Sommethonne. Le - très ! - beau temps, il est vrai, fut tout le temps de la partie, l'abbaye d'Orval et sa merveilleuse bière n'étant jamais - et depuis pas mal de temps déjà ! - qu'à quelques jets de pierre de là... Bref, tout le monde fut, semble-t-il, très heureux ; les principaux acteurs de la semence - près de deux cents personnes, quand même - ont pu, tout à loisir, échanger, rigoler et même peler les oeufs qu'ils avaient à peler... Ce qui n'empêcha le travail de se faire, rassurez-vous...
Le Réseau Meuse-Rhin-Moselle pour la promotion des semences paysannes et citoyennes fut officiellement porté sur les fonds baptismaux. Le bébé va bien, merci pour lui. Que tous ceux qui sont déjà actifs dans le domaine soient rassurés : ce n'est pas un nouveau pow-wow destiné à remplacer les organisations existantes mais, bien plus, un outil pour mutualiser les moyens dont disposent les acteurs, associatifs at autres, qui travaillent déjà dans le domaine...
Le réseau européen Let's Liberate Diversity eut également l'occasion de se réunir, et les journées étaient, par ailleurs, placées sous les auspices du Programme européen CERERE, programme dont l'objectif est de faciliter les échanges d'informations entre les acteurs investis dans le renouveau de la biodiversité cultivée des céréales. Cinq ateliers travaillèrent simultément, en permanence ; de nombreux éclairages intéressants furent apportés et de nombreux échanges se développèrent en toute liberté... Marc Van Overschelde fit maintes fois visiter ses essais de céréales à des hôtes qui lui prodiguèrent, à n'en point douter, maints conseils autorisés... Bref, cela avance : de nombreuses questions nouvelles se posent à présent, de nouveaux projets et de nouveaux chantiers s'ébauchent. Les idées germent, elles aussi, innombrables...
Cependant, il est encore trop tôt pour revenir en détail sur tout ce qui s'est dit dans le cadre de ces belles journées. Les acteurs du réseau se revoient au mois de septembre afin de tirer les principaux enseignements de ce flot abondant de discussions et de paroles. Nous serons évidemment très attentifs à leurs conclusions, dans un prochain numéro de Valériane... Voici, en attendant, quelques instantanés de moments ensoleillés qui seront probablement appelés à "faire date"...
La diversité du monde vivant semblait, jusqu’au milieu de notre siècle, être une notion immuable. Elle nous apparaît actuellement fragile, menacée et érodée. Il faut réagir face à cette situation nouvelle. Mais comment ?