Les Vosges, toutes en nuances, une terre de bio
Désormais, plus de salon Valériane sans invités d’honneur ! Souvenez-vous du Tarn, en 2002, du Limousin, en 2003, et de nos amis piémontais et lombards, bien sûr, qui ont ensoleillé le vingtième anniversaire du grand rendez-vous que vous fixe chaque année Nature & Progrès Belgique… Cap, cette année, sur une région plus proche, mais qui n’est pas sans rappeler certains aspects du Piémont : les Vosges et leur moyenne montagne, sans doute le relief le plus proche au départ de nos belges contrées. Pas plus de quatre bonnes heures en voiture… Les Vosges ne dépayseront pas trop Wallons et Bruxellois : on y aime par dessus tout le bon fromage et la viande du cochon… De plus, aucun Vosgien n’a jamais raillé l’agriculture biologique.
« Traditionnellement, nous expliquera Jean-Paul Miclo, l’exploitation agricole de la région est en polyculture – élevage. Les Vosges, ce n’est pas vraiment la plaine et ce n’est pas vraiment la montagne ; c’est un nuancier qui a toujours permis un fonctionnement agricole équilibré. Si on regarde la structure, la surface et le nombre de bêtes, il y a très peu d’écart entre les fermes bio et les autres, même si les objectifs de développement sont évidemment très différents : l’agriculture biologique est sereine, elle re-motive aujourd’hui bien des jeunes fermiers, alors que l’agriculture intensive, comme partout ailleurs, voit tout en noir. »
Les Vosges sont aussi une terre d’accueil incomparable. Nos amis nous le prouvent en ouvrant largement les portes de leurs fermes. Mais producteurs et artisans vosgiens vous réservent bien d’autres surprises. Recrutés par Jackie et Gérald Amann, de vieux habitués du salon Valériane – qu’ils soient ici remerciés ! – , nos chers Vosgiens nous amènent un peu de l’air pur de leurs vertes collines. Ils nous amènent aussi munster, bluets et charcuteries…
Qu’ils soient donc les bienvenus… Et pour que vous leur fassiez bon accueil, nous les avons rencontrés pour vous, afin que vous les connaissiez déjà un peu mieux…
Vive le circuit court ! Vive la proximité entre le producteur et le consommateur ! Voilà ce qui ressort de notre rencontre avec Jacques Malmendier, maraîcher bio à Villers-aux-Tours, dans le Condroz liégeois. Une même sérénité et une même confiance dans les valeurs intrinsèques de la bio guident sa démarche, aux champs comme au magasin, en pressant les pommes comme en faisant les confitures…
La forêt wallonne, l’une de nos principales richesses naturelles, s’appréhende souvent à coups de slogans ou d’idées réductrices. Jacques Rondeux est l’un de ses plus fins connaisseurs. Via ce long entretien, il donne aux lecteurs de Valériane l’occasion unique de comprendre réellement les enjeux dont elle est le théâtre : chasse, bioénergie, labels et certifications, accès du public, épicéas, programmes « Life » et « Natura 2000 », rôle du « garde forestier », espèces invasives, etc. Toutes ces thématiques sont reprises dans cet entretien, tenu sans la moindre langue… de bois !
Dimanche 30 juin, 14h au jardin didactique de Nature & Progrès à Jambes. la végétation luxuriante est couverte de perles d'eau à la suite des orages qui ont arrosé le jardin la nuit. Il fait doux, et le temps est nuageux mais sec, l'idéal pour accueillir les visiteurs. Mais c'est surtout la chaleur humaine qui rayonne et qui apaise lorsque l'on rejoint le petit groupe des jardiniers bénévoles. Réunis dans le local au milieu des tartes et biscuits confectionnés pour l'occasion, ils papotent joyeusement. Leurs sourires en disent long sur leur bonheur d'être réunis et de passer du bon temps ensemble autour de la thématique du jardinage bio, qu'ils ont à coeur de partager entre eux et avec les visiteurs.
Rien ne prédestinait vraiment Jean-claude Beirieu à devenir viticulteur. Il a même failli devenir "bétonneur" comme il dit ! "C'est vrai qu'au départ j'avais une formation de génie civil : on est loin des champs. heureusement j'ai été un peu lucide à la fin de mes études et je n'ai jamais pratiqué ce genre d'activité. Au début d'ailleurs, mon idée n'étais pas de faire de la vigne, je voulais m'installer comme agriculteur. Et puis, quand j'ai vu localement comment je pourrais m'installer, j'ai tout de suite compris que la Blanquette de Limoux était le produit à fabriquer sur place en bio, puisqu'à l'époque en plus personne n'en faisait".