Conversation avec Philippe Defeyt
A diverses reprises (voir notamment dans Valériane n°46 et 49), nous vous avons déjà fait part de la perplexité que suscite, chez Nature & Progrès, l’engouement actuel pour les biocarburants. Philippe Defeyt, ancien Secrétaire fédéral d’Ecolo et administrateur de l’Institut pour un Développement Durable, ajoute aujourd’hui quelques pièces nouvelles au dossier. Et, si vous souhaitez en savoir davantage, ne loupez pas la conférence qu’il donnera à l’occasion du salon Valériane…
De tout temps, la mer a nourrit l’être humain. Il y pêche du poisson, ramasse coquillages et crustacés sur les plages et les rochers. Les algues, injustement oubliées en Europe mais toujours en honneur au Japon et en Corée, faisaient jadis partie de l’alimentation locale dans les régions celtes et scandinaves. Un certain nombre de végétaux terrestres, malheureusement méconnus de nos jours, contribuaient à la variété et à l’équilibre de la nourriture des populations côtières. Partons à leur rencontre.
Trop souvent négligé, le sol constitue pourtant la pierre angulaire du potager. Il est également le théâtre de tout un prolifique réseau d'interactions entre de nombreux êtres vivants qui peuplent ce monde souterrain méconnu. Partons à sa découverte...
Les plantes invasives bloquent le processus évolutif et hypothèquent l’avenir de milieux artificiels tels que les berges aménagées, les abords d’ouvrages routiers, les aménagements urbanistiques, les friches industrielles ou agricoles… L’expansion de la Renouée du Japon (Fallopia japonica), au feuillage dense et haut et aux rhizomes puissants, illustre concrètement la responsabilité de l’Homme dans les dégâts causés à la diversité biologique. Alors ? Faut-il tordre le cou à la Renouée du Japon ?
On trouve de plus en plus de vers plats terrestres exotiques en Europe. Arrivés via le commerce de plantes, ces animaux, encore mal connus, peuvent avoir un impact négatif sur la faune indigène de nos sols. Il est donc important de suivre de près leur progression et de mettre au point des mesures pour empêcher leur propagation. Le projet FltwormWatch vise à découvrir, avec l'aide des citoyens, quelles espèces de vers plats terrestres exotiques sont présentes en Belgique.