Dans l'imaginaire collectif, le castor est souvent vu comme travailleur, dirigé vers le seul but de construire son barrage. SI cette image peut paraître flatteuse, les humains on pourtant des relations ambivalentes avec ce rongeur. Son obstination à obstruer le cours d'une rivière ne plaît pas à tout le monde. Mais au fond, les barrages sont-ils bénéfiques ou néfastes pour nos paysages?
Pour permettre aux populations locales de bénéficier, elles aussi, des revenus liés à l’exploitation forestière, le Cameroun a créé un concept quasiment unique dans le bassin du Congo : les forêts communautaires. Censées aider les villages forestiers à promouvoir leur propre développement, celles-ci ont parfois du mal à prendre leur envol. Il suffirait, pourtant, de quelques gouttes d’huile glissées dans les bons engrenages. Reportage au cœur du massif camerounais, dans la forêt communautaire de Bigongol…
En 2025, notre jardin nourricier nous a offert une telle manne de fruits que je ne peux être que dans la gratitude pour dame Nature et ses petits êtres. L'abondance, les saveurs ont été au rendez-vous. La durée également. Nous avons pu récolter des fruits de mai à novembre et, cerise sur le gâteau, en distribuer autour de nous...
La diversité du vivant ne cesse de s’éroder, un peu partout sur la planète… C’est, du moins, ce que concluaient, fin mars, quatre rapports publiés par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Mais les hameaux campagnards sont-ils seuls aptes à abriter une vie foisonnante et diversifiée ? L’exemple à suivre d’un îlot paradisiaque tapi au cœur de la grande métropole lilloise devrait - nous l’espérons - nous convaincre que la sauvegarde de la biodiversité concerne aussi le milieu urbain…
Belle étendue fleurie de coquelicots et de bleuets, friches et verger où s'épanouissent librement bardane, consoude, grande berce et plantes sauvages variées. Sans oublier la mare, sous la voûte arborée où barbotent en cœur, grenouilles, libellules, dytiques et autres larves insoupçonnées… On a peine à croire que ce cadre idyllique n'est autre que l’enceinte d'un établissement scolaire ! Au lycée Louis Pasteur, à Lille, la vie est un champ d'expérience quotidien où les membres du corps enseignant et les élèves du "club science" - ou simplement les intéressés - s'activent à la fauche, aux plantations et même aux suivis scientifiques.
Sous l'impulsion du professeur Manuel Pirot, le lycée s'est doté, en 2014, d'un plan de gestion - un document définissant les objectifs et les modes d’intervention dans le cadre de la gestion d'un milieu, ou d’un espace vert - dont les multiples enjeux pédagogiques et environnementaux ne s’annonçaient pas évident à mettre en œuvre et à pérenniser sur la durée. Le bilan après ces premières années ? L’expérience est, en tous points, une réussite !
Inquiet du procès ourdi dans les pages de Valériane à l’encontre de certaines plantes généralement d’origine exotique - lire notamment l’article intitulé La recherche universitaire s’intéresse aux plantes invasives dans Valériane n°52 - , un de nos plus fervents collaborateurs nous adresse la réaction qui suit. Accorder à des plantes de prendre langue procède certainement d’un désir de justice particulièrement exacerbé, d’autant plus chimérique - reconnaissons-le ! - qu’il faut bien que l’Homme qu’elles dénoncent avec verdeur le fasse à leur place... Une pièce intéressante, quoi qu’en jugent par ailleurs nos chers lecteurs, à verser au dossier séculaire du rapport passionnel qu’entretiennent les Hommes avec les plantes et la nature en général…