Biodiversité

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L’irruption de la Peste Porcine Africaine (PPA) en Gaume met toute la filière porcine en grande difficulté. Alors que l’abattage de quatre mille porcs sains issus de petits élevages locaux est vécu comme un véritable gâchis, l’inquiétude s’installe désormais sur le long terme. Et pas seulement chez les éleveurs de porcs ! Du côté des (ir)responsabilités, tous les regards se tournent vers les grandes sociétés de chasse. Reportage.

A Nassogne, qui ne connaît pas la Maison Magerotte ? Propriétaire d’une boucherie artisanale élue parmi les dix meilleures de Belgique, André Magerotte y pratique la vente directe. Artisan-boucher, gardien de la tradition salaisonnière ardennaise de père en fils, mais aussi éleveur, l’homme est encore à la tête de la seule porcherie en plein air du pays. En 1998, la piètre qualité gustative de la viande de porc issue d’élevages industriels le laisse sur sa faim. Partant du principe que les méthodes doivent s’adapter à l’animal et non le contraire, il décide, avec l’aide de feu son frère, de revoir complètement le processus d’engraissement. La bonne vieille méthode ancestrale est alors remise sur pied et un cheptel de quelques quatre cents porcs est constitué : nés en prairie et hébergés dans de jolies cabanes en bois en lisière de la Forêt de Saint-Hubert, chaque bête dispose de pas moins de quatre cents mètres carrés de pâtures, de quoi s’épanouir dans les normes les plus strictes de santé et de bien-être animal. Le tout s’inscrivant dans un type d’élevage parfaitement durable, à défaut d’être bio.

Afin de pouvoir s’adapter au climat de l’Ardenne, deux races particulièrement rustiques sont croisées : un verrat - porc mâle - de race Duroc, connue pour la finesse de sa viande, avec une truie Landrace, connue pour ses qualités maternelles. Perfectionniste dans l’âme, l’éleveur recourt même à un deuxième croisement. Le résultat est sensationnel : le “Porc des prairies d’Ardenne®” est né ! Proche de la race ancestrale, il est désormais protégé par une marque déposée. Un label d’excellence que bien des filières lui envient.

Auteur
Texte et photos de Marc Fasol
Numéro de revue
135
Page
42
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Les plantes invasives, et singulièrement la fameuse Renouée du Japon (Fallopia japonica) ont été l’objet de toute notre attention durant l’année 2004 (voir notamment Valériane n°47, page 30). Afin de « rendre à César ce qui appartient à César », nous clôturons notre campagne en évoquant le projet de recherche INPLANBEL, mené conjointement par diverses institutions universitaires belges. Entretien avec Madame Sonia Vanderhoeven, chercheuse à l’Université Libre de Bruxelles.

Auteur
Dominique Parizel
Numéro de revue
52
Page
34
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La responsabilité sociétale des entreprises dans le secteur extractif minier des pays du Sud était au cœur des discussions, le vendredi 2 septembre, au salon Valériane. Justice et Paix, en collaboration avec Nature & Progrès, organisait en effet une table ronde politique sur le sujet. Le PS, le cdH, ECOLO et la Commission européenne avaient répondu à l’invitation. Un débat avec le public a permis à Justice et Paix et aux citoyens présents de s’exprimer sur la question et de formuler des demandes claires et concrètes à nos représentants politiques. Ceux-ci se sont déclarés prêts à mettre en œuvre ces recommandations.

Auteur
Santiago Fischer et Stefan Reinhold (Commission Justice et Paix Belgique francophone)
Numéro de revue
92
Page
54
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Fatalisme aidant, personne ne l’avait sonné. Et pourtant, il revient ! Après des décennies de déclin inexorable, le sonneur à ventre jaune, un petit crapaud au bord de l’extinction, plutôt lié aux milieux forestiers et aux lisières, fait son grand retour en Wallonie. Réjouissant ? Oui. Parce que l’histoire de la biodiversité dans nos régions se dévoile comme autre chose qu’une litanie morose. Même la… Défense nationale a joué le jeu.

Auteur
Philippe Lamotte
Numéro de revue
103
Page
26
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Les semences conventionnelles, ce sont celles que vous avez dans votre jardin ; on les appelle aussi traditionnelles lorsqu’il s’agit de paysans ou d’éleveurs qui suivent les traditions, parfois aussi on les dit usuelles ou normales… Bref, ce sont, dans tous les cas, des semences non génétiquement modifiées. Hélas, aujourd’hui, les procédés courants de sélection « industriels » pourraient être revendiqués comme brevetables, ce qui limiterait grandement le libre accès des agriculteurs et des jardiniers aux variétés végétales… Il importe donc d’être particulièrement vigilant.

Auteur
Henri André
Numéro de revue
79
Page
30