Le 22 décembre 2006, la Cour d’Appel du tribunal de Nîmes, en France, a lourdement condamné l’association Kokopelli pour avoir mis sur le marché des « semences de variétés non conformes » ; comprenez par là des semences potagères et florales anciennes et reproductibles. Ne nous y trompons pas : la France fait aujourd’hui figure de laboratoire et ce qui s’y passe va sans doute déterminer l’ensemble de la politique européenne en la matière. Voici donc plus d’explications sur ce nouveau combat à mener pour la sauvegarde de la biodiversité.
Soumise à la pression intense de la multinationale allemande BASF, mais méprisant totalement l’opinion des citoyens européens que les sondages révèlent fortement opposés aux OGM, la toute nouvelle commission européenne conduite par José Manuel Durao Barroso a décidé d’autoriser la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée, l’Amflora, qui n’a d’utilité… que pour BASF ! D’emblée, cette commission fraîchement installée affirme donc, on ne peut plus clairement, que le citoyen et l’environnement ne pèsent rien, à ses yeux, face aux intérêts industriels et aux puissances d’argent ! Retour sur une décision indigne.
L’irruption de la Peste Porcine Africaine (PPA) en Gaume met toute la filière porcine en grande difficulté. Alors que l’abattage de quatre mille porcs sains issus de petits élevages locaux est vécu comme un véritable gâchis, l’inquiétude s’installe désormais sur le long terme. Et pas seulement chez les éleveurs de porcs ! Du côté des (ir)responsabilités, tous les regards se tournent vers les grandes sociétés de chasse. Reportage.
A Nassogne, qui ne connaît pas la Maison Magerotte ? Propriétaire d’une boucherie artisanale élue parmi les dix meilleures de Belgique, André Magerotte y pratique la vente directe. Artisan-boucher, gardien de la tradition salaisonnière ardennaise de père en fils, mais aussi éleveur, l’homme est encore à la tête de la seule porcherie en plein air du pays. En 1998, la piètre qualité gustative de la viande de porc issue d’élevages industriels le laisse sur sa faim. Partant du principe que les méthodes doivent s’adapter à l’animal et non le contraire, il décide, avec l’aide de feu son frère, de revoir complètement le processus d’engraissement. La bonne vieille méthode ancestrale est alors remise sur pied et un cheptel de quelques quatre cents porcs est constitué : nés en prairie et hébergés dans de jolies cabanes en bois en lisière de la Forêt de Saint-Hubert, chaque bête dispose de pas moins de quatre cents mètres carrés de pâtures, de quoi s’épanouir dans les normes les plus strictes de santé et de bien-être animal. Le tout s’inscrivant dans un type d’élevage parfaitement durable, à défaut d’être bio.
Afin de pouvoir s’adapter au climat de l’Ardenne, deux races particulièrement rustiques sont croisées : un verrat - porc mâle - de race Duroc, connue pour la finesse de sa viande, avec une truie Landrace, connue pour ses qualités maternelles. Perfectionniste dans l’âme, l’éleveur recourt même à un deuxième croisement. Le résultat est sensationnel : le “Porc des prairies d’Ardenne®” est né ! Proche de la race ancestrale, il est désormais protégé par une marque déposée. Un label d’excellence que bien des filières lui envient.
Les plantes invasives, et singulièrement la fameuse Renouée du Japon (Fallopia japonica) ont été l’objet de toute notre attention durant l’année 2004 (voir notamment Valériane n°47, page 30). Afin de « rendre à César ce qui appartient à César », nous clôturons notre campagne en évoquant le projet de recherche INPLANBEL, mené conjointement par diverses institutions universitaires belges. Entretien avec Madame Sonia Vanderhoeven, chercheuse à l’Université Libre de Bruxelles.
La responsabilité sociétale des entreprises dans le secteur extractif minier des pays du Sud était au cœur des discussions, le vendredi 2 septembre, au salon Valériane. Justice et Paix, en collaboration avec Nature & Progrès, organisait en effet une table ronde politique sur le sujet. Le PS, le cdH, ECOLO et la Commission européenne avaient répondu à l’invitation. Un débat avec le public a permis à Justice et Paix et aux citoyens présents de s’exprimer sur la question et de formuler des demandes claires et concrètes à nos représentants politiques. Ceux-ci se sont déclarés prêts à mettre en œuvre ces recommandations.