Biodiversité

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Attention, se rendre au Liban peut s'avérer dangereux ! Mais cette mise en garde n’est pas à prendre au sens où l’on pourrait l’entendre. Si la situation politique est toujours volatile dans la région, là ne réside pas le plus grave risque. À mon sens, c’est surtout l’addiction résultant d’un séjour, même bref, au pays des cèdres qui peut se montrer douloureuse...

Auteur
François Couplan
Numéro de revue
80
Page
26
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Chapeau de l'article

Après avoir fait l’éloge des plantes sauvages comestibles - voir "Les pieds dans le plat", paru dans Valériane n°121 - à l’occasion du "Festival des bonnes herbes", le moment est venu maintenant de passer à table… Pour le jardinier, il est piquant, et même souvent déconcertant, d’apprendre que bien des mauvaises herbes, ces indésirables qu’on nous a toujours appris à arracher, voire à détruire par tous les moyens possibles, sont salutaires pour notre santé. Certaines de ces plantes comptent même parmi les meilleurs légumes sauvages qui soient !

En classes vertes et bleues au Jardin de fée Millepertuis, à Virelles, les enfants nous en ont fait une époustouflante démonstration, cet été. Nous nous sommes carrément régalés de leurs préparations. Leur soupe n’était pas seulement délicieuse, elle était aussi – quasiment - gratuite. Pourtant, elle n’était ni en promo au supermarché, ni en pack de trois boîtes, encore moins en sachet minute…

Auteur
Marc Fasol
Numéro de revue
123
Page
22
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Dans Valériane n°163, nous vous informions du contenu imbuvable de la proposition européenne de règlementation des "nouveaux OGM", les NGTs. Dans Valériane n° 157, nous vous sollicitions pour signer la pétition des citoyens européens. Relisez à présent, dans l'urgence, les dossiers réalisés sur le sujet, dans Valériane n°142 et 148. Le grand éparpillement génétique est mis en marche, avec la complicité de l'Europe...

Auteur
Virginie PISSOORT
Numéro de revue
165
Page
44
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Le Heetveldemolen fédère les céréaliers du Pajottenland

Bien sûr, le Pajottenland, c’est le Brabant Flamand, mais d’où croyez-vous que viennent la plupart des "produits locaux" vendus dans l’ouest de Bruxelles ? Des produits si locaux qu’ils proviennent d’ailleurs souvent de champs d’agriculteurs du Hainaut et de l’est du Brabant Wallon. Preuve que la complexité belge n’est pas seulement institutionnelle. Un saut par-delà la frontière linguistique s’imposait, par conséquent…

A Tollembeek, le moulin à eau du domaine de la ferme-château de Heetvelde moud depuis plus de six cents ans ! Il est alimenté par la force tranquille de l'eau de la Marcq qui coule dans sa verte et paisible vallée, au départ du bois de Silly-Enghien vers Deux-Acren, quelque part entre Lessines et Grammont, où elle rejoint la Dendre… Là se trouve un des trois moulins encore en activité du Pajottenland qui en comptait jadis nonante-deux ! Nous sommes dans la commune de Galmaarden, pointe ouest du Pajottenland et du Brabant flamand. Le Pajottenland, c'est un petit territoire de quatre cents kilomètres carrés situé à l'ouest de la Région de Bruxelles-Capitale. Ses habitants sont aujourd'hui au nombre de deux cents mille, répartis sur cinquante entités fusionnées en treize communes.

Auteur
Par Jürg Schuppisser et ses hôtes du jour, Monique Van Ongevalle et Hubert Deweerdt
Numéro de revue
141
Page
36
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Brève histoire de la domestication des céréales

Nos interrogations sur l’épeautre - notre céréale locale - nous ont déjà beaucoup fait voyager ! Nous sommes partis de la moissonneuse des Gaulois, dans Valériane n°134, puis avons remonté le temps, dans notre n°135, à la rencontre des grandes migrations néolithiques. Mais nous ne savons toujours pas vraiment quelles étaient ces plantes que les premiers agriculteurs européens emportaient dans leurs bagages…

Petit résumé de ce que nous savons déjà : dans le contexte du réchauffement post-glaciaire - il y a plus de dix mille ans -, une gigantesque bande limoneuse, nommée "loess", est déposée par les vents sur notre continent, de la Bretagne à la Pologne et jusqu'en Ukraine, voire au-delà. Sa progressive décalcification par l’infiltration des eaux pluviales réduit petit à petit son acidité. Après plusieurs milliers d'années, la végétation retrouve une nouvelle biodiversité naturelle. En dix mille ans, les sols passent de l'ocre argilo-limoneux aux terres brunes noirâtres (1).

Cinq mille ans plus tard - vers -5300 avant JC -, les conditions sont réunies pour que des agriculteurs - les populations néolithiques - viennent progressivement s'établir "chez nous". Sédentaires, ils parcourent, étape par étape, environ trois mille kilomètres en trois mille ans - sans Ryanair ! -, riches de l'expérience de plusieurs millénaires de domestication d'animaux d'abord, de plantes sauvages ensuite. Ils arrivent principalement d'un des douze centres d'origine des espèces à l'échelle mondiale, de ce qu’on appelait autrefois le Croissant fertile qui est à cheval sur le Tibre et l'Euphrate et s’étend jusqu'au Jourdain, dans ce qui est aujourd'hui l’Asie du Sud-Ouest (2).

Auteur
Par Jürg Schuppisser
Numéro de revue
136
Page
38